mercredi 8 juillet 2009

Le mercato chez les médias


Enfin un domaine ou le calme semble résidé. Il ne s'agit pas du mercato rugbystique, qui s'est déjà achevé, ni de la version footballistique qui à part du coté de la Canebière est apathique, mais il s'agit du mercato des médias traitant de football.

Douze mois en arrière une hécatombe de nouvelles c'était enchaîné. Nathalie Ianetta quittait I télé pour co-animé avec Hervé Mathoux le nouveau canal football club. Du coup Alexandre Ruiz récupérait l'équipe du dimanche de Mathoux et laissait Jour de Foot à Christophe Josse. L'ami de Luis Fernandez, Florian Genton partait de RMC pour Orange Foot. Dans le même temps Gilbert Brisbois démissionnait aussi de RMC pour devenir le "Monsieur foot" d'Europe 1 à la place de Laurent Luyat non conservé. Seulement à son arrivée à Europe 1, il apprend l'arrivée d'Alexandre Delperier, transfuge... de RMC pour animer les soirs de la semaine et d'Alexandre Ruiz pour être le monsieur foot, le week-end. Ce dernier partait de Canal + pour des raisons de clause d'exclusivité, présente dans son contrat le liant à la chaîne cryptée. Résultat, Nathalie Ianetta avant même sa première émission quittait le canal football club pour l'équipe du dimanche, donnant son strapontin au coté de Mathoux à Isabelle Moreau. Si l'on ajoute la seconde démission en un mois de Brisbois qui effectuait un demi tour semi contrôlé vers RMC, avec trois mois d'inactivité, pour cause de clause dans son éphémère contrat à Europe 1.
Romain Del Bello quittait TF1 pour Canal+ afin de remplacer Lionel Rosso nouveau présentateur à... la française des jeux. M6 accueillait Vincent Couëffé en provenance de l'équipe tv envoyant Jérôme de Verdière sur Paris première. Céline Géraud disait au revoir aux tentateurs et tentatrices de TF1 pour travailler aux cotés de Denis Balbir (ex France 2), Youri Djorkaeff et Franck Sauzée (ex-Canal+) sur Orange Foot.
Seul Canal bouge pour l'instant...
Bref, l'été 2008 fut un véritable cataclysme pour tous les téléspectateurs et auditeurs de football.
Cette saison, tous semble calme.
En effet, seul Pierre Menes quitte M6 pour Canal +. Il intégrera l'équipe du canal football club. Une bonne nouvelle pour le sélectionneur national qui manquait d'appui sur la chaîne cryptée au milieu de Dugarry, Zidane voir Mathoux pas particulièrement tendre avec lui. L'arrivée également de Sagnol pour commenter la coupe d'Europe, va dans ce sens. Le départ de Menès met en difficulté l'émission 100% foot qui devrait continuer sous une nouvelle formule, avec le changement de cap de Dominique Grimalt qui rejoint l'OM TV.
Autre petit réajustement sur Canal +, Jour de Foot sera présenté à compter du 8 août par Messaoud Benterki, qui succède à Christophe Josse.
Enfin, Orange Sport muscle son équipe football avec l'arrivée de Luis Fernandez, en provenance de TF1, qui devrait animer une émission par semaine sur Orange Sport et participer aux retransmissions de l'affiche du samedi soir, l'occasion pour lui de retrouver Florian Genton et de s'écarter un peu plus des bancs?

dimanche 5 juillet 2009

Le chevalier Blanc

Récent champion de France avec Bordeaux pour sa deuxième saison d’entraîneur, Laurent Blanc regagne des sommets qu’il a côtoyé comme joueur. Portrait.

Joueur déjà, Laurent Blanc avait la culture de la gagne. La réussite sur les terrains de ce meneur de jeu, reconverti défenseur central, est l'apanage du courage et de l'envie. En effet rien ne laissé présager en 1983, à ses débuts à Montpellier, qu'il remporterait les plus beaux trophées mondiaux. Seulement, pour réaliser sa carrière de joueur celui qui est devenu le "président" du football français à toujours mêlé travail et intelligence.
Maradona et Guy Roux
Ainsi, il a grandi sur la Paillade avant de tenter l'aventure Napolitaine en 1991 au coté e Maradona. Une aventure qui ne durera qu'une saison. La faute aux exigences défensives transalpines, mais aussi au jeu trop "risqué" du Français. Un simple contre temps dans la progression de Blanc.
Retour sur ses terres, mais chez l'ennemi Gardois, Nimes. Une saison pour repartir de l'avant et gravir une marche. En 1993 il rejoint le prestigieux Saint-Etienne. Mais les Verts sont dans une époque grise, flirtant davantage avec le bas du tableau. Une chute qu'ils connaîtront en 1995. Un malheur pour les verts, mais un tournant pour Blanc, qui met fin à trois années d'errances. La rencontre de Guy Roux lui permet de prendre une nouvelle dimension. En dix mois, il offre le premier doublé coupe-championnat à l'AJ Auxerre et gagne son ticket pour la Catalogne. Défenseur élégant, il plaît à Yohann Cruyff et aux dirigeants de Barcelone.
Mais comme cinq années plus tôt, son exil n'est pas concluant. Entre blessures et prestations en demi teinte, il ne s'impose pas et revient une nouvelle fois dans le sud. À Marseille, après un transfert qui en 2006 reviendra sur le devant de la scène dans le procès des transferts suspects de l'OM. Deux belles saisons pour le défenseur qui s'impose comme un des meilleurs joueurs du championnat, tout en connaissant l'apogée de l'histoire du football en Français en 1998. Sacré champion du monde, malgré son absence en finale pour cause de suspension.
Laurent Blanc souffre de ses deux échecs hors de France. Libre en 1999, à 33 ans, il quitte la formation de Rolland Courbis et s'engage pour l'Inter Milan. L'occasion pour lui de triompher du scepticisme qu'il imposait en Italie. Au final, il ne glane aucun titre avec la formation de Lippi puis Tardelli, mais se réconforte avec un Euro en sélection, occasion qu'il choisit pour se clore sa carrière internationale.
Le modèle Ferguson
Proche de la fin et sans contrat, Laurent Blanc va tenter un dernier pari que certains jugeront risqué. Il rejoint Manchester United. Agé de 35 ans, il s'engage pour une saison sans trophée avant de repartir pour un nouvel exercice. Un choix judicieux lui permettant de remporter le championnat d'Angleterre, mais surtout de prendre un peu de recul, en ne jouant que 19 rencontres, pour prendre exemple sur Sir Alex Ferguson, avec qui il conserve d’excellents rapports.
En effet, il tire un trait sur sa carrière de joueur en 2003 pour enfiler le costume d'entraîneur.
Une carrière qu'il aurait pu débuter au plus haut, avec l'équipe de France. Favori à la succession de Jacques Santini, il lui fut préféré Raymond Domenech.
Il profite de ce contre temps pour passer ses diplômes d'entraîneur mais aussi pour obtenir un diplôme universitaire de manager général de club sportif professionnel à Limoges. Malgré cela, aucun club ne lui offre la possibilité de débuter sa nouvelle vie. Il fut pressenti à Toulouse, Nantes ou Marseille, sans proposition, par manque d'expérience. C'est finalement Bordeaux qui lui fera confiance en juin 2007 dans un rôle de manager-entraîneur. Une confiance qu'il ne cesse de rendre à Jean-Louis Triaud, offrant aux Girondins trois titres cette saison, dont le championnat de France. Preuve de sa fidélité, il a prolongé son contrat jusqu'en 2011, avec des clauses de départs pour 2010. Avant de devenir le choix incontestable pour les Bleus?

mercredi 1 juillet 2009

Au revoir Benzema

Karim Benzema quitte l'Olympique Lyonnais pour le Real Madrid, pour un montant de 35 M€. Oui l'étoile montante du football français, qui le 13 Mars annonçait vouloir rester, a succombé aux sirènes espagnols. Il n'est pas le seul, lors de cette sortie médiatique dans laquelle il était lucide sur ses manques actuels, n'était pas particulièrement partant. S'il part, c'est avant tout la cause de Jean Michel Aulas et Claude Puel. Les deux hommes forts du septuple champion de France, sans titre cette saison, ont entrouvert la porte à un départ. Il y a douze mois, Benzema valait 100 M€ selon le patron Lyonnais, face aux attaques de Barcelone et Manchester United. Il a donc perdu deux tiers de sa valeur en un an. 17 buts en Ligue 1, 5 en ligue des champions et 3 en bleu. Un ligne statistique assez bonne qui ajouté à ses 21 ans reflète sa valeur mercantile et ce que l'on adore ou que l'on abhorre Karim. Car avec son coté hautain il divise les supporters.
Maintenant entouré de Kaka, Ronaldo, Higuain et peut être son ami Ribéry, réussira t-il à un an d'un mondial pour lequel la France n'est actuellement pas qualifié directement? En tout état de cause, même s'il éprouvait du mal a percé dans le 4-2-3-1 de Pellegrini, perdrait-il sa place en Bleu? Peu probable car qui mettre sa place dans un groupe de 23? Anelka et Henry ont leur billets déjà composté. Ensuite Gignac demeure en bonne place avec Benzema. Les solutions alternatives sont Hoarau ou Remy, mais Benzema dispose d'une classe d'écart avec ces joueurs.

Que va faire Lyon?
Les perdants sont finalement Lyon. Certes ils encaissent 35 millions d'euros mais comment remplacer Benzema? Huntellar a refusé, Lisandro Lopez hésite et Porto n'est pas absolument vendeur, surtout en dessous de 20 millions. La France et Lyon a fortiori, n'est pas attractive pour les joueurs de classe mondiale. L'arrivée de Lucho Gonzalez à Marseille pour 18M€ (record du club), la conservation - pour une saison - de Gourcuff (plus gros salaire de ligue 1 actuellement) par Bordeaux sont des bonnes nouvelles mais largement éclipsé par le départ de l'homme aux 43 réalisations en ligue 1 en 112 matchs.
Désormais Aulas et Puel ont une mission complexe, regagner le titre, sans Benzema ni Juninho, mais avec Ederson et le seul Piquionne devant actuellement...

mercredi 24 juin 2009

La fin du délire à Marseille


Jean Claude Dassier est le nouveau président de Marseille, au terme de trois semaine d'un psychodrame depassant les turpitudes de "Plus belle la vie"

"Je ne sais pas si on a perdu du temps mais on en a pas gagné". Cette phrase de Didier Deschamps, somme toute basique, ce qui est courant chez DD, résume assez bien le mois passé sur la Canebière.
Pourtant des déclarations de Robert Louis Dreyfus dans le 10 sport puis dans l'Equipe aux sorties agressives de Diouf contre Labrune, Marseille serein et vice champion sur le terrain s'est embrasé en dehors.
Un sentiment de gachi emerge, à froid, au moment d'analyser la situation. Malgré le départ d'Eric Gerets causé par RLD tout semblait sous contrôle. Deschamps arrivait avec Stéphan comme seul changement. Puis patatra. Diouf menacé ne se laisse pas compté, pendant qu'Anigo nouait son futur à celui de son président. Le départ de Diouf fut compensé aussi vite que celui de l'entraîneur. Au moment de trouver un successeur, Vincent Labrune, sorti fort de ce fiasco, propose et impose un nom à Dreyfus. Jean Claude Dassier, directeur de l'information de TF1, en froid avec sa rédaction, entrevoit une belle porte de sortie. davantage connu dans le métier de l'information pour ses talents de recruteur: Anne Sophie Lapix, Laurence Ferrari, Mélissa Theriau, Nathalie Renoux, Erka Moulet...

Bernès vrai faux retour

L'épisode Bernès a rajouté de la complexité sur le vieux port. Auréolé d'un train de casserole datant de VA-OM, ce supporter marseillais et accessoirement agent d'une bonne partie du foot français (Ribéry, Blanc, Deschamps...) aurait pu prendre les fonctions de José Anigo, sur le départ. Mais Anigo, le minot de Marseille, est l'emblème du club. Dreyfus voulait le garder, pas Dassier. Le chef a gagné... dans les apparences, tant l'ombre de Bernès devrait roder dans le bureau de Dassier.
Maintenant, à quelques jours de la reprise personne n'est venu grossir l'effectif olympien, mis à part Cissé de retour de prêt de Sunderland. Lucho Gonzalez (Porto) et Servet Cetin (Galatasaray) seraient proches. Histoire de rattraper le temps qui n'a pas été gagné depuis trois semaines.

Autre délire, celui L'Aristo et Hedonist. Après la chanson de Rolland Courbis, voila celle de Daniel Riolo, "arrêtons le délire". A quand un titre sur Vincent Moscato ou Luis Fernandez?



Hedonist & L'Aristo "Arrêtons le délire !"
par Hedonist_Laristo

Pour rester dans l'esprit de l'After Foot d'RMC, la video générique de Marseille consacré à Jean Claude Dassier alias "Dusse".


Jean-Claude Duss - Les Bronzés Font Du Ski (high quality)
par Nico_du_74

mardi 23 juin 2009

Un maillot a t-il une valeur?

Les designers et pros du marketing continuent de dévoiler des tuniques originales pour les clubs français. Après la polémique PSG, les supporters des Girondins de Bordeaux, pour certains, sont réticents devant le maillot third des Champions de France. Après le jaune et bleu de 07/08 et le rose et marine de 08/09 place au rouge et blanc en partie rayé qu'ils arboreront en Ligue des Champions. Car voici un mal français. Les maillots originaux, pour ne pas être désobligeant, sont présents dans moult clubs européens. Le Barça aime joué en fluo, tout comme Chelsea mais en second maillot. Sur la scène européenne ces clubs utilisent leur premier jeu de maillot. Ces jeux en rupture avec la tradition n'arrive qu'en second ou troisième. En France, Lyon se présente un coup en noir, un coup en jaune fluo, alors que les couleurs de l'équipe sont... bleu et rouge. Idem Marseille a joué l'Europe en beige la saison passée. En effet, les clubs de l'hexagone ont un jeu de maillot pour le championnat à domicile, un pour l'extérieur et un pour la l'Europe à domicile...

Achetez, achetez!
Bref si l'on ajoute les tuniques des gardiens qui sont commercialisées, tout est fait pour attirer les consommateurs supporters. En France, les stades sont vétustes et publics, les joueurs souvent moyens à l'exception de quelques perles et les impôts élevées. En revanche coté marketing, le retard est moins abyssale? Pour faire acheter des grilles pains, des verres, des strings, des montres, des briquets, des draps, des baby-car... du monde est présent. Quitte à être ridicule en Europe au moins gagnez la cette compétition, à ce moment là tout jeu de maillot sera accepté même un avec les couleurs traditionnelles du club.
Alors oui, Messieurs les dirigeants arrêtez une course au fric que même Florentino Perez n'a pas osé commencer et respectez vos supporters. Vous n'en sortirez que plus populaires.

Voici les nouveaux maillots des Girondins de Bordeaux



En supplément, la version 09/10de l'ancien champion de France. Sans sponsor pour le jeu "home" en attendant bwin.

mercredi 10 juin 2009

Parlons chiffon

Alors que le championnat a officiellement fermé ses portes le 30 mai pour ne reprendre que le 8 Août, les clubs en marge des transferts, ont des annonces parfois difficiles à faire. Présenter les nouveaux maillots. Ainsi, à Paris, Nike et le club ont dévoilé les tuniques 09/10 qui ne plaisent pas du tout au public. Exit la bande Hechter et place à de fines rayures (voir ci-dessous). Résultat, les supporters appels au boycott du maillot. Coup dur pour les finances parisiennes au moment même ou Kaka signe au Real Madrid avec en vu 75 millions d'€ de retombées marketings, même si Vieira ou Erding sont moins porteurs. La preuve qu'à Paris plus qu'ailleurs, une etincelle se transforme vite en incendie. Et que Colony Capital à l'art de provoquer des étincelles.

Voici les premiers maillots de Ligue 1 présentés officiellement, avec la tunique Parisienne pour commencer, puis l'ennemi Marseillais qui a dejà joué face à Rennes avec pour des raisons commerciales.

Tous les maillots Français et Européens sur http://maillots-2009-10.skyrock.com/

mardi 9 juin 2009

Vive le mercato



Le moment qui fait rêver tous les supporters et pis tous les agents a commencé. Jusqu'à fin Août les plus folles rumeurs vont circuler. Presse écrite, radio, internet, forum... tous les médias sont bons pour s'informer voir se desinformer. Car la réalité est là. Parmi tous les noms annoncés, tous les mouvements prédits, peu se concrétisent.
Ce fait est assez normal. Avec le nombre extraordinaire de rumeurs qui existent, si un dixième de celles ci se produisaient, les effectifs changeraient à plus des deux tiers dans tous les clubs.
Pour exemple, le club hiérarchiquement le plus haut en France, Bordeaux. Tout juste auréolé d'un titre de champion de France, le président Jean-Louis Triaud voit les possibles mouvements s'empaler à mesure que le temps passe. Chaque nouveau jour amène son lot de nouvelle.
Ainsi, Ulrich Ramé devrait voir arriver un nouveau gardien qui pourrait être Pelé, que Manchester United suit, ou Kameni, qui vient de prolonger à l'Espanyol, ou Carrasso, que Toulouse ne veut pas lâcher, ou Ruffier, proche de Paris, à moins que Coupet ne signe dans la capitale... Bref, personne ne sait qui Laurent Blanc alignera dans ses cages.
Le cas se poursuit pour les autres postes. Alou Diarra est suivit par Seville et Marseille pendant que Diawara demande une hausse subtantielle de salaire sous peine de partir en Angleterre ou à Marseille. Chamakh déclarait partant certain a retourné sa veste le lendemain du titre par un "normalement je reste" avant de re-retourner sa veste vers un depart en Angleterre. Sans oublié que Fernando, Cavenaghi, Chalmé, Placente, Bellion, Valverde... auraient des contacts avec des clubs d'envergure variante.
A ce moment de l'année, le supporter Girondins doit craindre que son équipe aux trois titres explose en quelques semaines. Mais pas d'inquiétude, Bordeaux prospecte. En ce sens, Cabaye viendrait renforcer l'entre jeu a moins qu'Amalfitano, ou Abriel, ou Coutadeur, ou Kovacevic. De même, Ciani, Armand, Gameiro, Erding, Remy seraient supervisés par Michel Pavon.
Tous ses noms annoncés dans un mouvement autour de la Garonne et plus ou moins espérés par le public sont l'émanation d'un travail de sape des journalistes à l'affût des informations qui proviennent souvent des agents, pour faire augmenter la valeur de son poulain.
Les Médias ont leur feuilleton
Il est à constater que les médias laissent la part belle à ce feuilleton, qui connaît un cousin dans le P.A.F (Paysage Audiovisuel Français) depuis peu. Ainsi, L'Equipe consacre deux pages quotidienne aux rumeurs. Pendant que But, Le Foot et surtout Foot Transfert ne parle que de ça. La radio n'est pas en reste, avec Europe 1 et RTL qui relayent des informations plus ou moins vérifiées, pendant que RMC a crée le Mercato Show de 16h à minuit. Rien que ça. Luis Fernanadez, Vincent Moscato, Rolland Courbis et Gilbert Brisbois ne parlent presque que de transfert. Le ton varie du sérieux à la décontraction jusqu'à l'After qui préfère partir sur d'autres sujets, l'auditeur entend une multitude d'info, qui dès le lendemain se confirmeront ou seront remplacées par un nouveau bruit. Après le story-telling en politique, le mercato-telling gangrène l'été, comme si le tour de France ne suffisait plus à satisfaire les passions estivales.

En bonus, le tube de Rolland Courbis, à l'insu de son plein gré, C'est con ce que je vais te dire. L'occasion de danser cet été et de lâcher les rumeurs de transfert.


Hedonist & L'Aristo : "C'est con ce que je vais te dire"
par Hedonist_Laristo

dimanche 7 juin 2009

Vive les vacances



La pluie de Gerland a amené un soulagement pour le groupe France. Ça y est c'est les vacances. Sur les terrains depuis Août, certains joueurs ont marqué la saison internationale, d'autres ont déçu.

Du coté des bons élèves, le premier d'entre tous est certainement Yoann Gourcuff. Sans cape internationale en début d'exercice, le nouveau Champion de France a survolé la saison. Trois titres avec son club, il a, d'une frappe de 30 mètres, sauvé la place du sélectionneur, lors de Roumanie-France (2-2). Sa seule réalisation, accompagnée se 4 passes. Pas mal pour le seul joueur avec Benzema a avoir pris par à toutes les joutes internationales.
Outre le neo-bleu, les valeurs sures Henry et Ribery ont effectué une belle saison. Le tout nouveau champion d'Europe est revenu en forme, alors que Ribery fut un des moteurs de la France. De même Toulalan du fait des blessures récurrentes de Vieira et du retrait de Makelele à trouvé sa place.
Coté révélation André-Pierre Gignac a éclaircie la fin de saison internationale avec sa fraîcheur.

En revanche certains n'ont pas apporté ce dont leur statut laissait présager. Karim Benzema à mesure que la saison avancé, s'est perdu. Un temps de jeu en baisse et un moral en berne, le Lyonnais a vécu une saison difficile. Son penalty devant la Turquie lui permet de clore la saison sur une bonne note. A un degré moindre Philippe Mexes a déçu. Avec le retrait de Thuram, la voix royale lui était offerte. Les mots ayant entraîné des maux avec Raymond Domenech semblaient au second plan. Seulement 90 minutes cauchemardesques en Autriche auront suffit à relégué le Romain derrière Abidal, Escudé, Squillaci voir Boumsong. Du travail reste à faire pour Mexès.

Pour les autres, leur bilan ressemble aux performances de l' équipe, mitigé. Mandanda souffre en Bleu alors que Lloris fut serein lors de ses deux capes. Fanni et Sagna ne se sont pas imposés à droite, comme Evra à gauche, moins tranchant qu'en club. Les Diarra n'arrivent pas à rééditer leurs performances entrevues en club. Nasri a souffert de l'éclosion de Gourcuff alors que Govou a subit un pépin physique. Malouda après avoir échangé quelques amabilités avec le sélectionneur fut banni jusqu'à son retour en forme à Chelsea, conduisant à une possible rédemption. Devant Sinama Pongolle, Savidan, Ben Arfa, Luyindula et Remy n'ont fait que passer, souvent avant de disparaître.

dimanche 31 mai 2009

2009, milesime Blanc

Bordeaux en remportant son sixième titre de Champion de France, a mis fin à l'hégémonie Lyonnaise, mais à surtout braqué les projecteurs du football sur les bords de la Garonne.

La belle endormie s'est éveillée. Après dix ans à subir sans grande réaction les dominations Monegasque (2000), Nantaise (2001) et Lyonnaise (2002 à 2008), Bordeaux renoue avec le succès. Dix saisons marquées par une coupe de la ligue (2002) et deux places de dauphins (2006 et 2008). Un maigre butin qui a pris de l'épaisseur en neuf mois. Un accouchement difficile pour le groupe de Laurent Blanc qui en juillet dernier avait demandé à ses "garçons" de remporter des trophées pour marquer leur histoire commune, car seul les trophées marquent le mémoire. Encore une fois le "président" du football français fut entendu. Sur les quatre compétitions nationales, Bordeaux s'en est adjugé trois, au mérite et au prestige croissant. Guingamp a profité de la miette coupe de France. Dès le premier match officiel, les Girondins remportaient le trophées des champions, devant Lyon. Après une saison correcte marquée par les échecs européens, Bordeaux est partie à l'assaut de son destin. Le 6 mars fut le tournant de l'exercice des Aquitains. Giflés par la bande à Gignac, au Stadium (3-0), les Bordelais à douze matchs de la fin de la saison se sont promis de ne plus vivre pareille mésaventure. Résultat, une coupe de la Ligue glanée au Stade de France devant d'innofensifs Vannetais (4-0) et surtout onze victoires de rang en championnat. Une série unique dans l'histoire du football français, qu'il conviendra de poursuivre en Août prochain. Car 2009 n'en est qu'à sa moitié et Yoann Gourcuff qui reste en Gironde aura avec ses coéquipiers (et peut-être Chamakh qui après deux mois parsemés de au revoir, a annoncé une probable prolongation, au sortir d'une nuit bien arrosées) l'ambition de rééditer pareille performance.
Un axe P-L-M-B
Surtout que Bordeaux, ville distante du ballon rond, s'est découvert un amour pour ses Girondins, en témoigne les 90 000 supporters présent samedi soir sur l'esplanade des Quinconces. Bordeaux est une place forte du football Français grâce à la révolution culturelle initiée voilà deux ans maintenant par Laurent Blanc. La mairie hostile à tout engagement pour les Girondins depuis le départ de Jacques Chaban-Delmas du palais Rohan en 1995, évoque la construction d'un nouveau stade en partenariat public-privé, à Bordeaux Lac, pour un coût de 150 à 180 millions d'euros. Laurent Blanc ne cesse de réclamer, irritant parfois le frileux actionnaire, M6, il veut des moyens et de la ferveur populaire. Le plus magnifié dans l'action de Blanc se situe peut être hors du terrain. Il est passe de rajouter une lettre à l'axe PLM (Paris, Lyon, Marseille) décrété par Frédéric Thiriez, en juillet dernier, comme étant les clubs les plus importants de la ligue 1, qu'il convient de voir en haut du championnat. De fait, maintenant c'est dit, toute la France est prévenue, Bordeaux aime le foot et encore plus leurs Girondins.

En bonus, la chanson officieuse des Girondins de Bordeaux. Pour la petite histoire, Pourvu que ça dure la belle aventure de Patrick Sébastien résonna de façon quotidienne, dans les murs du Haillan durant de nombreux mois par l'intermédiaire de l'ambianceur Souleymane Diawara. Seulement, un jour pris de désespoir Marouane Chamakh et Mathieu Valverde, les oreilles traumatisées par une aventure qui commençait à les désespérer, prirent le CD et le brisèrent. Mais Souleymane Diawara, Souley pour les intimes, a réalisé plusieurs copies de ce qui est devenue l'hymne de l'effectif 08/09 des Girondins. Au fond, on ne peut que leur souhaiter que ça dure la belle aventure sur les bords de la Garonne... dès le 3 juillet prochain.


jeudi 28 mai 2009

Merci la masia


Le F.C Barcelone a remporté sa troisième Ligue des Champions, sans contestation aucune. Messi et Eto’o en buteur et la Masia en fondation.

Certains événements après coup semblent logiques. Comme si l’histoire supplante toute part d’irrationnelle, comme si une politique adoptée depuis des années était infaillible. Car si le F.C Barcelone domine le football européen, il le doit en grande partie à la masia. Un simple centre de formation, qui de l’extérieur ressemble à si méprendre aux outils des autres clubs. Seulement à l’intérieur, il s’agit d’une fabrique de diamants. A l’heure ou le Real de Madrid se prépare à accueillir Kaka, Ronaldo et autres Ribery, le Barça s’appuie sur Messi, Xavi, Puyol, Piqué, Busquets, Iniesta, Valdes ou Bojan, tous formés en Catalogne. En ajoutant Cesc, pur produit de la masia qui fait les beaux jours de la seleccion et d’Arsenal. Ceci est rafraîchissant. La preuve que l’argent ne fait pas tout. Certes, les Blaugrana font partie des clubs les plus fortunés, mais les valeurs inculquées outrepassent le simple argument pécuniaire. Toutes les équipes de jeunes jouent de la même façon que la formation fanion. Place au 4-4-3 généralisé à une touche de balle, avec des latéraux offensifs.

Le Barça, what else ?
Ainsi, la finale de la ligue des Champions a rencontré un vainqueur, le football. Les 90 minutes les plus médiatisées de la saison footballistique ont servit de miroir. Deux actions initiées par Inesta et Xavi ont suffit pour révéler que même en l’absence de 75% de la défense, le Barça est invincible. Cristiano Ronaldo connut une période de souffrance. Le carton jaune qu’il récolta en fin de match en est l’emblème. Le ballon d’or a perdu son bien, en même temps que la coupe aux grandes oreilles filait en Espagne. En effet, un trident se dégage pour la récompense individuelle suprême. Samuel Eto’o, eternel battu se retrouve en concurrence avec le favori Lionel Messi - meilleur butteur de la competition avec 9 buts - et le sous-médiatisé Andres Iniesta. Et si le ballon d’or avait un cousin réservé aux techniciens, le jeune Guardiola serait le favori devant l’ancien Fergusson. 29 années les séparent, mais tactiquement le natif de Santpedor fut supérieur. La position de Messi en avant centre, déjà entrevue face au Real Madrid (6-2) est une des clés du succès Catalan avec bien sûr un style de jeu innovant et révolutionnaire depuis une saison. En face, Fergusson a paniqué dans son carré empalant les attaquants au fil des minutes, tout en dépeuplant son milieu de terrain déjà en souffrance devant la triplette de la masia : Busquets, Xavi et Iniesta.
En définitive, Barcelone entre dans l’histoire en réalisant le triplé championnat, coupe, ligue des champions. Un triplé qui en appelle d’autres dans un futur proche si la masia le veut. C’est bien connu, Barcelone es "mes que un club" (plus qu’un club). Encore plus depuis hier.

Voici l'hymne du F.C Barcelone, le club aux trois titres et au public exceptionnel.