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vendredi 25 mars 2011

Rien à retenir

La sixième victoire consécutive des Bleus a été décrochée au terme d'une partie insipide au Luxembourg (0-2). Mais l'essentiel est assuré avec une première place qui est plus que jamais en leur possession.

Seule une "non'victoire" aurait été catastrophique. Donc, l’équipe de France n’a pas vraiment déçu. Elle a même assuré l’essentiel. En s’imposant 2-0, comme à l’aller, face au Luxembourg elle a fait un nouveau pas vers une qualification directe pour l’Euro 2012. Elle a aussi ajouté une sixième victoire à sa série en cours. Que de bonnes nouvelles au terme d’une soirée tellement ennuyeuse. Car il faut bien le reconnaître, les Bleus ont livré une prestation d’une langueur mortelle. D’une lenteur accablante et d’une imagination défaillante, le quintette offensif qui faisait frémir presque tout le monde a considérablement déçu. La preuve que ce n’est pas en empilant les créateurs que l’on crée, justement. Gourcuff transparent, sauvant son match par un but (son quatrième en Bleu, le troisième en cinq matchs), Malouda peu concerné, Nasri partout sauf en soutien de Benzema et Ribéry d’une faiblesse technique incroyable durant 65 minutes, avant, comme par miracle, de se réveiller lorsqu’il passa à gauche. Il fut même à l’origine du but de Gourcuff en éliminant pour la seule fois de la soirée un luxembourgeois dans la zone décisive. Même si le centre n’était pas destiné au Lyonnais, et que c'est Hoffmann qui l'a involontairement servi, c’est toujours intéressant à noter. Il est difficile de savoir si Ribéry a délibérément déjoué à droite pour prouver qu’il ne peut évoluer qu’à gauche ou s’il n’a réellement plus de repère sur le côté droit et qu’il convient de l’imaginer comme la doublure ou le concurrent de Florent Malouda et ainsi laisser Rémy, Valbuena ou Ménez s’installer sur l’aile déserte. Voire Nasri, habitué à ce côté à Arsenal et cinquième capitaine de l’ère Blanc, face au Luxembourg. Le Gunner a profité de cette première pour délivrer, sur coup franc, la passe décisive sur l’ouverture du score, signée de la tête par Mexès. Le grand blond qui s’impose match après match comme le taulier de l’arrière garde tricolore avec Rami à ses côtés, même si ce test fut léger, tant les luxembourgeois se désintéressaient de toute construction offensive, annihilant trop rapidement leur très bon travail de pressing. Mais leur plan était de ne pas prendre une raclée et écouter le public les ovationner à la fin conforte la thèse. Comme voir Benzema isolé au sein du double coffre fort du Grand-Duché, encore plus étanche que ceux de la banque d’affaire Clearstream.

Le chantier offensif n'avance pas

Dans ce genre de rencontre, il faut rapidement marquer pour ensuite dérouler jusqu’à un score flirtant avec le set de tennis. Comme à l’aller, les Bleus ont patiné mais ont réussi à lézarder le mur luxembourgeois en première période, sur un coup de pied arrêté. Comme l’aller ils n’ont pas su enchaîner. Le chantier offensif est toujours ouvert. Si Benzema est seul au monde en pointe, son entourage proche sur le terrain n’est pas défini. C'est certainement pour cela que Blanc n'a pas effectué de changement. Il a essayé de faire naître des automatismes qui sont clairement absents. Il pourrait vouloir continuer à travailler avec ces hommes-là dès mardi face à la Croatie, à moins que d'autres options ne soient envisagées avec Rémy à droite, Ménez à gauche et Gameiro dans l'axe par exemple. Et dire que toute la semaine, Ribéry et Evra ont occupé toute l’attention, promettant d’être des solutions et non des problèmes, pour sortir des prestations dignes de jeunes novices impressionnés par le stade Barthel et ses 8 000 âmes. Pour Abidal, dont les joueurs ont exprimé leur soutien à l'échauffement en portant des tee-shirts « Abi on pense à toi, courage », le retour d’Evra n’est clairement pas un problème. Celui de Ribéry pourrait le devenir rapidement si le débat du positionnement de l’ailier ressurgissait comme sous l'époque Domenech. Le premier petit problème émerge donc pour le sélectionneur. Mais il a le temps pour réfléchir et trancher. Il a au moins jusqu’au 4 juin et le déplacement au Bélarus qui sera décisif pour valider la première place de ce groupe D. Et surtout, il a les victoires avec lui, le meilleur allié. A confirmer dès mardi en amical au Stade de France. Avec la manière si possible, cette fois.

mercredi 16 mars 2011

Lyon coule, la France se noie

Malgré une bonne entame de match, Lyon n'a jamais réellement existé face au Real Madrid, impressionnant en seconde période.
Le football français est à quai dès la fin des huitièmes de finale de la Ligue des Champions, comme en 2007, 2008 et 2009. Trois saisons où l’OL était le seul représentant hexagonal à l’entrée de la phase à élimination directe. Et encore, le Paris Saint-Germain peut sauver l’honneur de la patrie sur la scène continentale en arrachant sa qualification pour les quarts de finale de l’Europa League, ce jeudi, au Parc des Princes, face à Benfica (2-1 à l’aller).
Une compétition plus en rapport avec le niveau des équipes françaises, si jamais elles souhaitaient toutes la jouer à fond pour qu’un jour, qui sait, la France inscrive son nom au palmarès de la C3.
Mais revenons à la grande coupe d’Europe. Après les manques de l’OM face à un fade et diminué Manchester United, la veille, il ne restait que Lyon, dernier demi-finaliste de la Ligue des Champions et auteur de l’exploit de sortir le Real Madrid il y a tout juste un an. Mais les miracles, c’est comme la foudre, ils ne frappent pas toujours au même endroit. Lors de ces huitièmes de finale, c’est à Munich que le miracle s’est établi pour sauver le tenant du titre, l’Inter Milan, d’une élimination presque assurée.

Le pressing asphyxiant du Real

Pourtant Lyon est bien entré dans la partie, a inquiété par moments une défense du Real Madrid fébrile (Pepe et Carvalho avertis dans les 30 premières minutes) mais a connu un peu trop de déchet technique en phase offensive. Surtout, les Lyonnais ont donné aux Madrilènes trop de liberté pour mener des contres dangereux. Même si Ronaldo était diminué, cela ne pardonne pas car les Merengue se retournent et jaillissent à une vitesse folle, ce qui n’est pas nouveau. Alors Lloris sortit toute la panoplie des arrêts décisifs : dans les pieds d’Ozil (4e), au premier poteau sur une tentative de Marcelo (5e) et devant sa lucarne gauche sur une volée de Benzema (42e). Le portier lyonnais qui toucha aussi la frappe de Marcelo, mais insuffisamment pour empêcher le latéral gauche d’ouvrir la marque au terme d’un festival sur son côté, bien aidé par un une-deux avec Ronaldo avant de déposer Cris puis Lovren de deux crochets magnifiques (37e). Une action rappelant typiquement les envolées de son compatriote Dani Alves, le latéral droit du Barça. Et dire que pour les grands matches, Mourinho préfère au Brésilien le plus prudent Arbeloa. Question d’équilibre et de mentalité.
Déjà éliminés au coup d’envoi, les Lyonnais étaient désormais obligés de marquer une fois pour aller en prolongation et deux fois pour se qualifier. Du coup, ils changèrent de visage après la pause. Exit le 4-2-3-1 avec Gourcuff à la baguette, Lisandro esseulé au milieu des déménageurs madrilènes et Delgado et Briand sur les côtés. Gomis remplaça ce dernier pour faire évoluer les Rhodaniens en 4-3-3 avec Lisandro à gauche. Mais cette réorganisation plutôt offensive ne changea rien. Le Real, bien discipliné, accentua sa domination et bloqua le cœur du jeu avec les très présents Alonso, Khedira et Ozil. Les Lyonnais, perdus et étouffés, enchaînaient les erreurs de relance, dans l’axe qui plus est.

Cris et Lovren ont explosé

Et Benzema dans tout ça ? Il a été bon, à l’image de ses dernières sorties. Il pesait sur l’axe défensif par son activité jusqu’à clore le peu de suspense restant sur une ouverture de Marcelo, alors que Lovren fut obnubilé par Ozil et Cris à la ramasse. Il resta au Français à conclure du pied droit, entre les jambes de Lloris - comme à l’aller -, à la 66e minute - soit une minute après son but à Gerland. En réponse, Claude Puel tenta le tout pour le tout en passant en 4-4-2 avec l’entrée de Pied à la place de Gourcuff, qui s’est éteint au fil de la partie, jusqu’à devenir transparent.
Cette mutation eut le même effet que le changement précédent. Il fit s’enfoncer un peu plus les Lyonnais. Preuve que tout était joué, Mourinho rappela Ronaldo sur le banc mais en faisant entrer un avant-centre, Adebayor. La démonstration continua par le stakhanoviste Di Maria, parti dans le dos d’une défense à l’agonie, pour lober Lloris d’une pichenette (76e).
Lyon n’a pas pu (su ?) se mettre au niveau du Real Madrid, phénoménal de facilité en seconde période. Ainsi, les Espagnols annihilassent la malédiction qui les frappait face à Lyon. Après sept tentatives, ils ont enfin gagné, avec la manière en sus. Surtout, après six éliminations de rang en huitièmes de finale, ils reviennent parmi les cadors continentaux.
Il y a un an, l’OL avait résisté à la furie madrilène en première mi-temps avant d’aller chercher sa qualification grâce à Pjanic (1-0 à l'aller, 1-1 en Espagne). A l’époque, avant le match, Sergio Ramos avait pronostiqué un succès merengue 3 à 0. Cette année, ni Mourinho, ni personne ne s’était aventuré sur le terrain de l’orgueil. Mais Sergio Ramos est un visionnaire. Il avait raison, avec douze mois d’avance.

mardi 12 octobre 2010

Pour le panache, rendez-vous en 2011

La France a enchaîné une troisième victoire de rang, ce mardi face à une valeureuse formation du Luxembourg (2-0), sans être enthousiasmante.
Mardi, en France, c'était jour de grêve. Les bleus, privés des mutins en chef, ont donc consenti à descendre du bus pour se rendre sur la pelouse du stade Saint-Symphorien afin d'effectuer le service minimum. Rien de plus.
La malédiction des deux pointes sous Laurent Blanc n’est plus. Après les revers en Norvège (1-2) et contre le Bélarus (0-1), le sélectionneur avait choisi de réintroduire une animation à deux attaquants axiaux au coup d’envoi, avec un milieu en losange, comme la première période en Europe du Nord. Mais face à une sélection comme le Luxembourg, sans tomber dans une morgue insoutenable, le schéma tactique n’est pas forcément décisif. La patience et la volonté des joueurs sont au moins aussi importants.
Ainsi, restons concrets. La France a enchaîné une troisième victoire de rang, une première depuis novembre 2009. Des succès tous glanés sur le même score : 2 à 0. Sur le plan comptable, la France a neuf unités en quatre rencontres et occupe la tête de son groupe, suivi par la Biélorussie, qui a dominée l’Albanie en début de soirée (2-0). Sans atteindre les félicitations du jury, une mention pourrait poindre, sans un bémol consistant. Trois de ces parties se sont tenues à domicile, contre des adversaires plus qu’abordables (Bélarus, Roumanie et Luxembourg). Alors, c’est normal. Juste normal. D’autant que les Bleus ne furent guères enthousiasmants et encore moins rassurants ce mardi. Mais ils ont gagné, comme toujours dans ce genre de rencontre.

Peu d’occasions

Les Luxembourgeois n’avaient pas fait les 50 kilomètres séparant le Grand-Duché de Metz pour exhiber un jeu léché, fait de passes alertes et d’occasions continues. Mais même la France, n’est pas capable de produire une telle prestation sur l’ensemble d’une partie. Alors, le Luxembourg et ses dix amateurs ont défendu, comme face à la Biélorussie (0-0, le 8 octobre) avec un talent certain, une agressivité constante proposant parfois une innovante défense à six, avec les milieux excentrés servants de latéraux, rendant la surface de Joubert presque aussi inviolable qu’un coffre fort.
Durant ces instants, l’image de Samuel Eto’o avec l’Inter Milan contre Barcelone, en demi-finale de la dernière Ligue des Champions s’immisçait. Mais cette option, respectable, ne fonctionne qu’à une condition généralement : qu’un but ne soit pas encaissé trop rapidement. Pourtant, ce but est arrivé dès la 22e minute par l’intermédiaire de Karim Benzema, qui s’est illustré d’une volée surpuissante du droit sur un corner de Gourcuff (22e). Derrière, point de razzia offensive, comme attendu. Juste une frappe de Diaby, captée par Joubert.
Les visiteurs se compliquaient davantage la tâche juste après la pause. Le capitaine luxembourgeois, Peters, agressait Yoann Gourcuff à rendre jaloux un boucher néerlandais, alors qu’il avait été averti auparavant et que l’arbitre, M. Jug, après une courte réflexion décidait d’exclure l’homme de base de l’organisation du Luxembourg.

Payet trouve encore Gourcuff

Sans créer une réelle différence dans l'équilibre de la partie, les actions arrivaient, enfin. Gourcuff trouvait Joubert (65e), puis Hoarau, bien servi par Nasri manquait le cadre (70e). Des initiatives provenant d’un côté droit qui a pris le dessus depuis deux parties dans l’animation et l’efficacité française, avec un Réveillère intéressant.
Mais la France sait toujours se faire peur, même contre la 130e nation mondiale au classement FIFA. Blaise, sur le seul corner du Grand-Duché, concédé par Mexès, permettait à Lloris de tester sa concentration (74e). Mais, l’un des rares à avoir marqué des points en Moselle donnait le soupçon d’air frais qui semblait manquer dans les esprits bleus. Sur un coup-franc rapidement joué, Dimitri Payet trouvait Yoann Gourcuff qui expédiait une frappe flottante des 25 mètres dans la cage de Joubert (76e). En fin de match, Payet trouvait encore Gourcuff en pleine course, dont la tête était captée par Joubert (85e).
Donc, Gourcuff signe une deuxième rencontre avec une réalisation personnelle. Il a prouvé qu’il pouvait marquer contre une autre nation que la Roumanie. Mais qu’il avait désormais besoin de Payet comme passeur. De là, à ériger le meilleur marqueur de Ligue 1 et Stéphanois de surcroit comme prochaine cible du mercato lyonnais, il n’y a qu’un pas, qu’il convient de ne pas franchir, pour l’instant.
Autre perception entrevue en fin de rencontre, alors que le 4-2-3-1 était de retour, Nasri et Gourcuff pourraient être complémentaires, comme Benzema a semblé mieux s’entendre avec le Lyonnais, ce mardi qu’avec le Londonnien, samedi contre la Roumanie. Les deux meneurs, constamment opposés ont enfin évolué sous le maillot bleu en même temps. Gourcuff dans l’axe et Nasri se baladant sur les deux ailes. Et au moment où Ribéry est blessé et sans saveur depuis 2 ans et demi et que Malouda donne une sensation de motivation limitée actuellement, cette solution pourrait être creusée dans un futur proche.

Laurent Blanc va avoir du temps

Car désormais, Laurent Blanc a du temps, une denrée rare en football. Jusqu’au 25 mars, son équipe restera en tête du groupe D, sans jouer. Le jour de se rendre au Luxembourg, on en saura plus sur les sorts de Benzema au Real Madrid et de Mexès à la Roma ou sur les possibles retours en forme et en grâce de Ribéry, Abidal voire Evra.
Mais d’ici là, au cœur d’une hibernation aussi méritée que nécessaire, la France aura droit à deux matches de gala. Contre l’Angleterre, qui n’a pas dominé le Monténégro à domicile, mardi soir (0-0) à Wembley (le 17 novembre), puis au stade de France face au Brésil (9 février). Après, demandons aux syndicats de ne rien prevoir à ces dates-là, afin d'avoir un service maximum.

samedi 9 octobre 2010

La France au stade de l'espoir

La France a pris la tête du groupe D, samedi en dominant la Roumanie en fin de match (2-0). Grâce à des réalisations de Rémy et Gourcuff, les Bleus se sont imposés au stade de France, une première depuis le 14 octobre 2009 (contre l'Autriche, 3-1).
C’est au moment où l’espoir s’était évaporé dans la douce nuit francilienne que tout a changé. Alors que le partage des points devenait une conclusion décente devant des Roumains qui commençaient à se montrer légèrement pressant et même dangereux avec Sapunaru qui renvoya un mois en arrière en profitant d’une erreur de Clichy pour expédier sa frappe sur le poteau intérieur de Lloris, bien heureux de se retourner avec le cuir en offrande (70e). Florescu avait obligé Lloris à se détendre plus tôt (48e).
Mais l’histoire ne s’est pas répétée. Le traumatisme biélorusse (0-1) est resté enfoui au profond des têtes françaises. Un premier effet du « profileur » peut-être qui aurait déjà fait naître des nouveaux leaders. En tout cas, Loïc Rémy a bien expliqué ne pas avoir besoin d’un préparateur mental et a bien prouvé que pour lui tout allait bien. Le neo-marseillais a démarré sa saison ce samedi soir en sortant du banc et en profitant d’une longue ouverture de son capitaine, reconduit dans ce rôle, Alou Diarra. Hors-jeu, Loïc Rémy d’un plat du pied débloqua une situation non pas sans rappeler un certain Thierry Henry dans l’attitude (83e). Il n’est plus qu’à 50 buts de son « modèle ».

Le banc change tout

Libérés, les Bleus ont très bien terminé la rencontre avec les remplaçants comme éléments définitivement décisifs. Dimitri Payet, pour sa première sélection, fit un petit festival sur la droite avant de servir Gourcuff dans la surface (90e+2). Outre le but de la délivrance, l’exécution du successeur de Nasri est tout un symbole. Celui d’un homme enlisé dans une certaine médiocrité depuis dix mois, qui n’avait plus marqué toutes compétitions confondues depuis le 21 mars 2010 (Bordeaux - Lille, 3-1, Ligue 1) et qui n’avait surtout pas fait trembler les filets en équipe de France depuis un Roumanie-France (2-2, 11 octobre 2008), ce qui était son unique réalisation jusqu’alors. Mais promis, un jour il marquera contre un autre pays.
Finalement, ce succès obtenu en fin de partie, comme en Bosnie (2-0), est mérité. Si la France a dominé, parfois sans contestation et avec facilité, les réelles occasions n’ont pas vraiment fourmillé, tant le double rideau défensif concocté par Lucescu était en place et propre (9 fautes contre 11). Il fallut attendre 40 minutes avant que Pantilimon, le portier roumain, ne procède à un arrêt, sur une frappe en pivot de Valbuena, très remuant par ailleurs. Dès la minute suivante, Karim Benzema toucha le poteau gauche de la cage roumaine pour l’une des huit frappes non cadrées du premier acte français.
Pour le reste, le milieu français, bien amené par Alou Diarra qui se révèle en sélection avec le brassard, avait le dessus mais un manque de spontanéité dans la dernière passe bloquait toute offensive. Malouda étant le symbole de ce qui ne fonctionnait pas. S'il s'est promené sur toute la largeur du terrain, il a surtout traversé la partie sans pesé ni même défendre.
Les secondes précédentes l’heure de jeu auraient pu tout changer, sans le show Pantilimon, reléguant bien loin le débat de sa titularisation au détriment du coéquipier de Mexès en club, Lobont. Valbuena vit sa frappe détourner par le gardien roumain sur sa transversale, son capitaine, Chivu, devançant Benzema à la retombée. Puis Nasri, sur le côté droit, profita d’un désert constant en deuxième mi-temps dans cette zone pour se présenter devant Pantilimon qui évita le petit pont de justesse. Une attaque roumaine calma néanmoins les ardeurs tricolores. Benzema se montra également dans ce laps de temps en enchaînant un double hors-jeu en trente secondes. Et avec cette baisse de régime qui accompagna les imprécisions du meilleur buteur du groupe France, le constat d’avoir un avant-centre titulaire indiscutable en sélection qui est remplaçant tout aussi indiscutable en club, le Real Madrid, pose problème, si le scénario persistait à l’avenir.

Le Stade de France redevient Bleu de plaisir

Avec ce succès qui place la France en tête de son groupe de qualification à l’Euro 2012 c’est toute une histoire qui recommence. Une histoire où la Roumanie n’est plus un coriace cauchemar (trois matches nuls en deux ans). Une histoire où le stade de France est une maison douillette et pas un lieu où la victoire (deux défaites et un nul depuis octobre 2009) et l’enthousiasme sont bannis. Surtout, le public ne demande qu’à y croire, chaque temps fort de son équipe étant escorté par des acclamations voire des olas.
Désormais, alors qu’un début de série se forme avec ce second succès de rang 2 à 0 après celui en Bosnie, les esprits vont se tourner vers le Luxembourg, dès mardi à Metz. L'adversaire le plus faible du groupe, l'un des plus faible d'Europe, même. Alors que dans le même temps, la Biélorussie et l'Albanie, respectivement troisième et deuxième s'affronteront. Idéal pour continuer la spirale positive et définitivement remettre les têtes à l'endroit.

Réactions:
«Laurent Blanc, si le match s'était arrêté à la 75e minute, que nous auriez-vous raconté ce soir ?
Je ne vais pas réfléchir à ce que j'aurais éventuellement pu raconter. Un match s'arrête à la 95e minute. Beaucoup de choses peuvent se passer d'ici-là, on est bien placés pour le savoir... Ça montre que l'équipe ne s'est pas découragée et qu'elle a toujours cru en la victoire. Cet état d'esprit me plaît beaucoup. Vendredi, vous me demandiez si c'était le onze de départ le plus difficile que j'avais à faire. La chose la plus difficile, ça a été de choisir 5 joueurs pour aller en tribunes. Vu la qualité des entraînements cette semaine, tout le monde aurait mérité d'être sur la feuille de match.

Même après le poteau roumain, votre équipe n'a jamais semblé paniquer. Est-ce une preuve de maturité?
Sur l'instant, oui. Sur l'avenir, nous verrons. Avant le match, j'avais dit que cette équipe manquait d'expérience. Un seul match ne peut pas combler ça. On a vécu une première période difficile contre une équipe rigoureuse, qui n'a pas pris de risques et qui nous a empêchés de se créer d'occasions franches. A la mi-temps, j'ai demandé aux joueurs d'être patients, de ne pas s'énerver. Je leur ai dit qu'il n'était pas interdit de gagner dans les 10 dernières minutes. Après la pause, le match s'est débridé. Eux comme nous, avons eu l'occasion d'ouvrir score. Ce qui a fait la différence, c'est la fraîcheur physique de ceux qui sont rentrés. C'est une très bonne chose.

Pourquoi avoir attendu la deuxième période pour prendre plus de risques ?
En première période aussi, les joueurs ont tenté, mais les espaces étaient très réduits, les lignes roumaines très serrées. Ça a été un match difficile. Les joueurs ont tout donné. Ils ont été récompensés, mais tout le monde est très fatigué.

Rémy et Gourcuff buteurs, Payet passeur décisif... C'est une victoire venue du banc ?
Oui, les matches, il faut les jouer à 14. C'est ce que j'ai dit aux joueurs. Ceux qui sont sortis ont fait ce que l'on attendait d'eux. Leurs remplaçants ont profité de leur travail. Je vous avais dit qu'on avait réalisé une belle semaine de travail. Avec la victoire, vous serez tous d'accord avec moi, mais je sais très bien que si on avait perdu, vous en auriez douté... C'est pourtant bien réel. Quelque chose est en train de se créer. A nous de garder cet état d'esprit parce que des périodes délicates, il y en aura. Pour l'instant, on savoure.

Grâce à ce succès, les Bleus prennent la première place du groupe. Comment percevez-vous cette position nouvelle ?
On est preneurs, même si on sait que les éliminatoires durent un certains temps. On va affronter le Luxembourg, ensuite il y aura deux matches amicaux, puis une longue coupure... Il faudra faire ce qu'il faut pour passer l'hiver au chaud.

Des changements sont-ils à attendre contre le Luxembourg ?
On verra. Il faudra prendre en considération la fraîcheur physique des uns et des autres. Si on sélectionne 23 joueurs, c'est dans cette optique. On va bien réfléchir à tout ça, mais ce n'est pas impossible qu'il y ait de nouveaux joueurs sur la pelouse mardi soir».(L'équipe.fr)

Razvan Lucescu (sélectionneur de la Roumanie) : «On peut séparer le match en deux périodes. Une première où la France a dominé et durant laquelle on a su bien les bloquer. Une deuxième plus intéressante, avec des occasions de part et d'autre. Les Bleus en ont eu plus, mais c'est normal. Leur aisance technique a été incroyable. Si on est frustrés, c'est surtout parce qu'on se prend ce premier but au moment où on contrôlait le jeu. Nous avons perdu un ballon dans leur surface et on ne l'a jamais récupéré. Ça a scellé le sort du match. Rémy était hors jeu ? Même si la France nous était supérieure, c'est difficile à accepter. Mais je ne veux pas chercher d'excuses...» (L'équipe.fr)

jeudi 7 octobre 2010

Un renouveau à confirmer

L'équipe de France doit confirmer son redressement face à la Roumanie, ce samedi, au Stade de France. Gourcuff et Nasri, probablement associés au milieu ont une partie des clés.
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La France n’a plus peur et ce sentiment n’est pas forcément agréable. Il est nouveau. Juste nouveau. Et il convient de l’apprivoiser tellement l’anxiété était la sensation unique à l’approche d’un match de l’équipe de France. Pour être franc et honnête, ce n’est pas vraiment une première. Entre 1998 et 2008, une confiance presque impertinente accompagnée les Bleus. Depuis, elle s’est détériorée jusqu’à disparaître en un été, où tout a été dit et écrit, et surtout, on le sait, plus rien ne sera jamais comme avant. Mais en un match, un vent d’espoir s’est déployé autour d’une sélection battue quatre jours auparavant à domicile par la Biélorussie (0-1). C’est mesurer l’exploit des Bleus en Bosnie (2-0), ou plutôt la performance d’un sélectionneur qui en occupant le terrain médiatique comme personne avant lui a fait passer son message.
La reconstruction va être longue, certes, mais elle a débuté. Elle va donc se poursuivre face à la Roumanie, notre meilleur ennemi récent. Trois confrontations en deux ans pour trois matches nuls. La Roumanie a hanté la chute progressive de Raymond Domenech. Entre un désespérant match inaugural à l’Euro 2008 qui signera le seul point français dans la compétition (0-0, le 9 juin 2008), un nouveau nul à Costanta (2-2, le 11 octobre 2008), où mené 0-2, Domenech ne passa jamais aussi proche de la porte en six années de règne. Mais Gourcuff l’avait sauvé en inscrivant son unique but en bleu, d’une frappe sublime de 30 mètres. Un autre partage des points (1-1, le 5 septembre 2009) au Stade de France avait confirmé le déclin bleu.
Mais, ce samedi, un nouveau score nul serait mal vécu, forcément. Car la Roumanie n’est plus que l’ombre d’une sélection. Entre les conflits et un trou générationnel, la Bosnie et même l’Albanie font davantage offices de « concurrents » à une qualification presque jamais autant abordable.

Une équipe offensive

En prolongement d’une prestation intéressante contre la Bosnie, les Bleus vont devoir gagner, obligatoirement, et séduire, surtout. Ainsi, Laurent Blanc pourrait offrir à Gourcuff (24 ans, 22 sélections) et Nasri (23 ans, 16 sélections) la chance de s’intégrer dans le onze « héroïque » face aux bosniens. D’abord parce que Diarra et Diaby sont diminués physiquement, laissant des espaces dans un milieu de terrain pourtant particulièrement plaisant il y a un mois. Cette option (MVila, Gourcuff, Nasri) au milieu, si elle était retenue, serait particulièrement offensive puisque l’équipe serait composée d’un nombre d’éléments offensifs égal aux défensifs (5). Mais le débat, outre un simple calcul du quotient potentiel d’ « offensivité », se porte particulièrement sur la comptabilité des deux jeunes meneurs, surtout que Malouda aime désormais repiquer dans l’axe depuis son aile gauche. L’embouteillage pointe à l’horizon, avec un profond déséquilibre.
Et puis, Nasri, contrairement à ses dires, voudra t-il partager les clés du jeu avec celui qui devrait être son concurrent pour les huit années à venir à une place de titulaire en équipe de France ? Car, les deux hommes, s’ils étaient associés face à la Roumanie ou le Luxembourg - ce qui seraitune première-, n’auraient que peu de chances de poursuivre constamment tous les deux dans l’axe du terrain et comme le mutin Ribéry devrait reprendre son si cher côté droit en 2011, une place, au mieux, pour deux semble se dégager à l’avenir, à côté de Diaby, certainement.

Gourcuff retrouve Blanc

Gourcuff est le chouchou de Blanc, il le sait. Ils le savent tous. Il doit sa présence à Clairefontaine à leur idyllique passé à Bordeaux et non pas à son début de saison tellement terne. Le sélectionneur imposera t-il un joueur en déclin depuis huit mois, rejeté par une partie de l’équipe de France pré-Knysna et mentalement touché depuis cinq mois par des échecs successifs et un transfert, pour l'instant, peu concluant ? Il peut rentamer son histoire en Bleu devant un adversaire contre qui tout le monde pensait qu’elle avait démarré, pour l’éternité. La réponse sera intéressante mais le résultat et le contenu sera décisif. Gourcuff, s’il joue, abattra une carte cruciale pour son avenir en Bleu, à l’instar de Nasri.

Tous les deux connaisseurs de l'histoire du foot, il ne leur aura pas échappé qu'en 1995, un 11 octobre, la France avait dominé la Roumanie (3-1, à Bucarest) dans un match comptant pour les éliminatoires de l'Euro 1996. Et Zidane avait inscrit le dernier but dans une période où il était en train de s'imposer doucement comme le meneur de jeu des Bleus. Gourcuff et Nasri, proclamés successeurs successivement de ZZ n'ont plus qu'à s'inspirer.

mardi 24 août 2010

Pauvres footballeurs

L'image du football se détériore depuis plusieurs mois. En cause une profonde rupture entre le footballeur et la société.


Le football se perd dans ses méandres, dans son luxe, dans sa bêtise. L'argent n'est pas la seule cause de cette dérive. Le "tous pourris" entonné dans les manifestations est un raccourci trop facile, aussi bien pour les politiques, les artistes, les patrons ou les sportifs. Le principal danger du footballeur est un lien indirect de l’abondance financière, l'isolement. Pendant que les autres sportifs sont accessibles, vivent dans la vraie vie, le footballeur est dans son Versailles, comme Louis XVI avec les courtisans, maîtres es flatterie.
Un entourage si important chez le footballeur avec pêle-mêle, l'agent, la famille et les amis. Pour certains, car d’autres, heureusement, restent les pieds sur terre avec des bases solides. Mais ces bases se détériorent rapidement, trop actuellement. Une accélération depuis des mois, où le bus de la honte de Knysna fut la loupe, le point de non retour, mais pas une prise de conscience. A tel point que l’on préfère voir Ribéry, Anelka ou Evra sur le terrain face à la Biélorussie et sa génération extraordinaire… plutôt que de montrer l’exemple, de se racheter une certaine virginité. Si c’est un tantinet possible. Jacquet, Blanc et Hidalgo sont contre les sanctions individuelles dans un sport si collectif dans les mentalités. Contre les sanctions tout court. Après tout la grève est un droit comme la sottise une vertu si rependue dans le petit monde du foot, français principalement.

L'entourage en cause

Alors le footballeur a une confiance absolue en son cercle qui lui scande à l'envi qu'il est le plus beau, le plus fort, que son entraîneur est un con, que son coéquipier n'est qu'un jaloux. Le footballeur croit tout cela, prend tout au premier degré. Alors la critique l'énerve et il gifle le journaliste ayant eu l'indigence de lui opposer une critique. Il se croit supérieur puisqu'il est meilleur que tout le monde et c'est fiable, c'est son pote de 10 ans, à qui il a acheté une voiture qui lui dit. Du fiable quoi.
Le club dans lequel je suis ne joue pas la Coupe d'Europe ? Mais ce n'est pas ma faute. Je suis tellement irréprochable sur le terrain. Un petit tour dans le bureau du président avec mon avocat la veille d'un match capital et hop direction un club plus huppé.
Un coéquipier a un salaire plus important que moi? Quel scandale. "Augmentation ou au revoir". Ultimatum normal.
Je conduis en état d'ébriété ou sans permis? Et alors, je sais conduire. je ne suis pas n 'importe qui.
Une fille est jolie. Il suffit de sortir le chéquier pour se l'offrir. Pour l'âge de la demoiselle, on repassera.
Alors oui, le footballeur se croit tout permis. Il est au dessus de la masse qui se saigne pour se payer un abonnement annuel pour les matches de son équipe favorite. Une masse sans respect, qui siffle lorsque les défaites s'enchaînent. Alors que les dirigeants et l'entraîneur font le recrutement. Le pauvre joueur n'a pas de chances d'être entouré de baltringues.
Mais sachez le, messieurs les footballeurs, à force d'être dédaigneux avec le peuple, Le bon Louis XVI a fini guillotiné. A bons entendeurs...

lundi 31 mai 2010

J-10, on joue comment?

Le débat tactique suit le quotidien de l’équipe de France depuis des années. Retour sur les compétitions menées par l’actuel sélectionneur.
En 2006, Raymond Domenech avait travaillé un 4-4-2 en losange avec Vieira milieu droit, avant qu’une double fracture tibia-péroné de Cissé, contre la Chine, ne l’oblige à changer pour un 4-2-3-1. Un schéma profitable à Vieira, mais aussi à Ribéry qui explosa sur l’aile droite durant la compétition.
En 2008, le 4-4-2 eut les faveurs du sélectionneur. Orphelin de Zidane que Nasri –dans le groupe – ne pu (su) remplacer. Malouda à gauche, Ribéry à droite avec Anelka, Henry ou Benzema devant. Un schéma intéressant. Mais avec la blessure de Vieira, la paire de double défensifs Lassana Diarra - Jérémy Toulalan vit le jour, pour le meilleur et surtout pour le pire dans les phases offensives. Même réduit à 10 face à l’Italie (0-2), alors que la victoire était indispensable pour se qualifier, Domenech garda ses deux sentinelles.

Gourcuff contre les ego

Après l’Euro catastrophique des Français (15e sur 16), Gourcuff explosa et le 4-2-3-1 version mondial Allemand ressortit des cartons. Le toujours sélectionneur des Bleus donna les clés au bordelais. Mais le temps passant, Ribéry oubliait le collectif et exigea de jouer à gauche. Là ou Henry jouait et Malouda portait les habits de doublure. Ajouté à Anelka qui n’aime pas évoluer seul en pointe ni sur le côté droit, place aux guerres d’ego en EDF. Gourcuff en 10, semble être la clé de tous les problèmes. Sans lui, Ribéry peut jouer à gauche et Henry en 9 avec Anelka en soutien. Eureka se disent les têtes pensantes et mécontentes. En plus Gourcuff n’est pas très intégré dans le groupe, parle peu, ne livre pas des performances de grandes qualités. Mais Domenech est têtu. Le jeune breton l’a sauvé en Roumanie d’une frappe de 30 mètres, il ne va pas lui mettre la tête sous l’échafaud. Pas officiellement. Car avant le mondial, il imagine Ribéry en meneur. Une concession pour le Munichois qui veut la l’aile gauche et refuse la droite. Avec Malouda à gauche et Govou à droite. Ou passe Gourcuff ? Sur le banc. Une stratégie qui ne verra jamais le jour. La faute ou grâce (c’est selon) au forfait de Lassana Diarra. Et tout à coup, le 4-3-3 offensif vit le jour. On ne sait trop comment le Domenech défensif changea de philosophie. La certitude de ne plus être là après le 11 juillet peut-être ? Mais avec Malouda et Gourcuff en relayeur et le seul Toulalan en défensif. Et surtout, avec Sagna et Evra en latéraux « barcelonnais », sans la possession qui va avec, c’est un brin suicidaire. Surtout à 3 semaines de la coupe du Monde, la révolution arrive un peu tard.

Un 4-4-2 ?

Alors quelle animation ? Pourquoi pas un bon vieux 4-4-2. Le « schéma idéal » selon Christian Gourcuff.
Ainsi, la défense ne bougerait pas. Au milieu Toulalan pourrait être associé à Gourcuff dans un rôle à la Lampard ou Ballack. À gauche Malouda et à droite Ribéry avec des permutations en cours de match pour qu’ils entrent sur leur bon pied et ouvrent les couloirs aux latéraux. Si Ribéry refuse, le banc pourrait être sa place. L’intérêt collectif passe avant. Henry, au passé oh combien plus impressionnant et au palmarès oh combien plus dense, l’accepte. Ribéry doit faire de même. Et avec des permutations il occuperait "son" aile 30 à 40 minutes par matchs. Devant, Anelka pourrait être en soutien de Gignac ou Cissé qui sait créer des espaces et serait le premier défenseur par un pressing incessant sur les défenseurs adverses. Henry dans la peau d’un joker avec l’insouciance de Valbuena ou la rigueur de Govou selon les scénarii.
Mais là aussi, c’est trop tard. Le choix entre 4-3-3 et 4-2-3-1 est le seul. Au fond, peu importe. C’est bien connu, les joueurs font le système. A eux de choisir et surtout de gagner !

jeudi 4 mars 2010

Ce n'est pas une équipe

L’opposition toute en paillette avec le champion d’Europe qui venait défier la France, était l’occasion de vérifier l’état de l’équipe de France, à 100 jours du début de la coupe du Monde. Et bien ce n'est guère réjouissant, tant la différence fut colossale avec une équipe qui au train, sans forcer à fait forte impression.
Si la défense est difficilement blâmable puisque les deux titulaires – Gallas et Abidal - et leur premier remplaçant, Squillaci, étaient absents. En revanche, pour la 4e place, prévue pour Escudé, l’inquiétude est grandissante. Jamais en bleu il n’a fait preuve d’assurance. Pour sa 13e sélection, il sembla le néophyte à côté d’un Ciani qui ne cessa de lui parler.

Une attaque sans lien
Au milieu, le double pivot ultra défensif Diarra Toulalan est toujours égal à lui-même. Moyen.
Mais le problème de cette équipe est que devant, elle n’est en rien une équipe. Mais plutôt une somme d’individualités pour ne pas dire d’égaux pour certains. Si Gourcuff est décevant depuis le début de la saison en Bleu et depuis janvier en marine, il offre sa bonne volonté. Ce qui n’est pas vraiment le cas de ses trois acolytes. Nicolas Anelka n’est pas une vraie pointe et a du mal seul en attaque, comme lorsqu’il joue à droite, il erre comme une âme en peine et oublie systématiquement ses partenaires. Mais ce n’est rien en comparaison à la doublette d’insatisfaits médiatiques. Franck Ribéry n’est ni en forme ni motivé.
Quant à Thierry Henry, il a fait une accélération, qui finit en touche, en 65 minutes. Mais surtout, il perdit le ballon sur le 1er but, sans exercer de pressing par la suite, et ne bloqua pas son couloir sur la montée de Ramos pour le 2-0. Bref, il n’a rien fait ni offensivement ni défensivement. Et après le match, souligner que Ribéry et Anelka ont aussi été sifflés à leurs sorties n’est guère glorifiant, surtout pour un capitaine. Associé à la bonne performance de Malouda sur l’aile gauche et à sa perte d’importance à Barcelone, qui ne devrait pas s’améliorer d’ici à la fin de la saison, la question de sa présence dans le groupe risque de se poser car outre son déclin actuel il ne représente en rien le leader qui furent Zidane ou Vieira avant lui.


La liste des 23 qui devrait être annoncée, le 2 mai ne semble présenter que 3 voire 4 incertitudes, sauf blessures ou surprise domenechienne. Escudé, en éternelle difficulté en Bleu, pourrait perdre le statut de remplaçant axe-gauche. Toujours à gauche mais latéralement, Clichy semblait installer dans son survêtement de doublure d'Evra, mais Cissokho plaît au sélectionneur. Au milieu, derrière les 3 récupérateurs installés, une place est à prendre. Le mirage Vieira subsiste mais s’amenuise laissant le champ libre à deux costauds, Diaby et Sissoko. Enfin, Domenech n’aime que modérément Benzema, surtout depuis ses états d’âmes et ses sauts d’humeurs du dernier Euro. Comme c’est sa dernière liste, il ne serait pas étonnant que Domenech oublie le remplaçant du Real au profil du jovial Cissé ou du discret Saha.
Quant à Ben Arfa et Nasri, malgré leurs talents, ils devraient manquer l'avion, la faute à une saison contrastée et les bouchons à leurs postes. Ben Arfa se heurte à Ribéry, Henry et Malouda à gauche et à Govou, le chouchou de Domenech, à droite. Pour Nasri, son profil de relayeur pouvant jouer à gauche se percute, comme Cheyrou, à un profil non désiré par le sélectionneur et à l'installation de Gourcuff.

La liste probable
Gardiens : Hugo Lloris, Steve Mandanda et Cédric Carrasso
Défenseurs
Centraux : William Gallas, Eric Abidal, Sébastien Squillaci et Julien Escudé (50%), Jean-Alain Boumsong (30%), Mickael Ciani (15%)ou Adil Rami (5%)
Latéraux : Bakary Sagna, Rod Fanni, Patrice Evra et Aly Cissokho (51%) ou Gaël Clichy (49%).
Milieux
Défensifs : JérémyToulalan, Lassana Diarra, Alou Diarra et Abou Diaby (50%), Mohamed Sissoko (30%) ou Patrick Vieira (20%)
Offensifs : Yoann Gourcuff, Franck Ribéry,Sidney Govou et Florent Malouda.
Attaquants : Nicolas Anelka, Thierry Henry, André-Pierre Gignac et Karim Benzema (80%), Louis Saha (7%), Djibril Cissé (6%), Loïc Remy (2%), Jimmy Briand (2%) ou Kevin Gameiro (1%).

dimanche 6 décembre 2009

Et si Gourcuff n’était pas un 10 ?

Yoann Gourcuff, pour son retour, a occupé une place inhabituelle de milieu relayeur. Un poste qui pourrait être une solution à long terme.

Après trois semaines d’absence, Yoann Gourcuff a fait son retour dans le groupe de Laurent Blanc. Sans surprise, avec une semaine d’entraînement collectif dans les jambes, ce dernier a inclut son atout majeur dans son équipe dès le départ. Mais oh surprise, dès le coup d’envoi c’était Jaroslav Plasil qui accompagnait Marouane Chamakh dans le rond central. Une simple stratégie puisque le tchèque passait à Gourcuff qui lançait la première offensive Girondine ? Et bien non. Plus le temps passait et plus il se confirmait que Yoann Gourcuff était utilisé comme milieu relayeur, à la droite d’Alou Diarra. Parfois un peu devant, parfois sur la même ligne. Pendant ce temps Jaroslav Plasil faisait admirer sa technique, son sens du harcèlement sur le porteur du ballon et ses déplacements en diagonale. Un rayonnement qui trouvait son apogée lorsqu’il coupa le centre de Trémoulinas pour inscrire l’unique but de la rencontre. Il aurait même pu doubler la mise avant la mi-temps au terme d’une très belle action collective qu’il initia et qu’il aurait pu conclure. Il fallait même un retour in extremis de Ceara pour l’éviter de se présenter devant Edel, après une belle ouverture de Sertic. Bref, Plasil confirmait ce qu’il avait fait depuis deux rencontres (contre la Juventus (2-0) et Nancy (3-0) avec une passe décisive à chaque match), dans le costume habituel de Gourcuff.
Pendant ce temps, le meneur des bleus s’attelait à un travail plus obscur, en duel avec Jeremy Clément et Claude Makelele à la récupération, il bloquait le couloir droit laissé vacant par Gouffran et jouait plus simple. Les quelques gestes techniques, qu’il affectionne tant, finissant par un large déchet.
Après 70 minutes à ce poste, il remontait derrière Chamakh, lorsque Laurent Blanc fit entrer Traoré pour épauler Diarra, replaçant Plasil à droite. Il aurait pu tuer le match si sa reprise aux six mètres n’était pas partie dans la tribune. Le principal concerné, après le match confiait ne pas être gêné par ce poste : « En bas comme en haut, il faut avoir beaucoup de volume de jeu. Il faut être toujours disponible pour le porteur de balle. Je n’ai pas ressenti beaucoup de différence au niveau du volume de jeu. Il faut être plus attentif au ballon car il ne faut pas le perdre. Il y a peu de place pour la créativité mais il y en a plus pour les relais et pour jouer avec nos coéquipiers. »

Un rôle différent
Alors bien sûr, se priver de Gourcuff en meneur peut paraitre aberrant lorsque l’on connait les qualités du garçon. Seulement depuis deux saisons maintenant qu’il est aux girondins, Yoann Gourcuff excelle derrière deux attaquants mais souffre derrière le seul Chamakh. Pour ne revenir que quelques semaines en arrière, lors de la double confrontation contre le Bayern Munich, malgré un but au retour (2-0) et un penalty manqué à l’aller (2-1), il n’avait pas réellement pesé sur le jeu. En effet, il est trop haut sur le terrain pour être au sommet de son art. Face au manque de poids offensif en soutient de Chamakh, il a tendance à jouer comme un second attaquant, se coupant de son milieu et s’embourbant dans le rideau défensif adverse. Or dans un 4-2-3-1 le rôle que lui a confié Blanc, contre Paris, lui permet d’être au cœur du jeu, de décrocher près de ses défenseurs pour relancer le jeu, de créer le surnombre en venant s’intercaler dans la ligne des milieux offensifs. Bref, comme Fernando, qui occupe habituellement ce poste mais qui était suspendu, avec sa palette technique, inégalable en L1, en sus.
Une stratégie qui pourrait (devrait ?) faire réfléchir le sélectionneur national. En effet, en bleu Gourcuff souffre dans le 4-2-3-1 Domenechien. Seulement le mal est plus profond qu’en Gironde puisque le jeune meneur est bloqué entre Henry et Anelka sur les côtés, quand ce n’est pas Ribery, qui dézonent jusqu’à marcher sur les pieds du Breton. Et comme avec Lassana Diarra et Jérémy Toulalan qui restent bien sagement derrière lui, il ne peut guère reculer d’un cran, sous peine de placer les bleus en sous nombre devant, il est inhibé, perdu. Il n’a même pas le droit de tirer les coups de pieds arrêtés, puisqu’Henry s’est découvert un talent caché et une passion pour les corners à 32 ans, un rôle qu’a récupéré Gourcuff hier soir à Bordeaux, malgré le bon intermède de Plasil.

Une option pour les bleus ?
Alors peut-on imaginé Gourcuff s’installer durablement à ce poste à Bordeaux ou en équipe de France ? La réponse est non. A Bordeaux il est la star et récupérera son rôle derrière deux attaquants, où il excelle, face aux formations de second plan de la Ligue 1. Et en Ligue des champions ou face aux formations européennes de L1, il y a Fernando au profil également technique mais un brin plus défensif et plus physique qui pourrait lui être préféré, même s’il ne serait pas étonnant de voir Blanc replacer son joyau à ce poste, peut être même dès dimanche à Lyon. Voire dans un 4-3-3 devant Diarra et à côté de Plasil. En équipe de France, Raymond Domenech ne sacrifiera pas ses deux milieux de terrains défensifs, sur une même ligne. Même en infériorité numérique (France - Italie (0-2), Euro 2008, Serbie - France (1-1), qualification au mondial), il a gardé ses deux défensifs. Même face aux Iles Féroé (1-0) ou pire face à la Lituanie (1-0) lorsque le score était vierge à vingt minutes de la fin il n’a pas changé, alors pourquoi maintenant. Pourtant, à l’image de l’Italie avec Pirlo, de l’Espagne avec Xavi, de l’Angleterre avec Lampard et/ou Gerrard ou de l’Allemagne avec Ballack une paire Diarra (voire Lassana Diarra ou Toulalan) – Gourcuff aurait l’avantage de la force physique et du talent technique. En position de huit (son numéro en club et en sélection), il pourrait ainsi alimenter un quatuor Henry (à gauche), Ribéry (à droite), Anelka (en soutient) et Benzema ou Gignac (en pointe). Mais cinq joueurs offensifs dans une équipe de France made in Domenech ce n’est jamais arrivé, sous le prétexte d’un équilibre qui ne saute pas aux yeux. Et c’est connu, on ne change pas une équipe qui gagne si peu et qui joue si mal... en tout cas chez Domenech.

mercredi 4 novembre 2009

Ce Bordeaux est grand



Le champion de France s'est qualifié pour les huitièmes de finale de la C1, grâce à un succès plein de maîtrise à Munich (0-2).

Les garçons de Laurent Blanc l’ont fait. Ils ont renversé un grand club, à deux reprises en l’espace de treize jours. Les deux penaltys stoppés par Butt à Chaban-Delmas (2-1, le 21 novembre), laissant planer une peur d’être devancés par les bavarois à la différence de but particulière, ne sont qu’un lointain doute, évacué par les mêmes onze joueurs. Car le l’entraîneur girondins a trouvé son équipe type, lorsque les habits étoilés sont de sortie. Après un nul convaincant à Turin (1-1), ils peuvent s’enorgueillir d’avoir mis à mal un monument du football continental. Pourtant l’entame fut munichoise, mais en l’espace de 90 minutes, Cédric Carrasso a donné raison à son entraîneur de l’avoir choisi cet été. Au vu de sa performance, les huit millions d’euros déboursés sont bon placement en or. En effet, le portier a écœuré l’attaque allemande. Que ce soit d’une claquette sur la transversale (2e), d’une envolée au niveau de sa lucarne pour écarter un coup-franc de Bastian Schweinsteiger (32e) ou en jaillissant devant Mario Gomez, suite à une passe mal assurée de Chalmé (56e). Un festival accompagné de multiples sortis aériennes aux quatre coins de sa surface. Une performance escortée par un grand Planus, maître dans l’anticipation, un bon Ciani, en atout physique, malgré une main qui aurait pu être sanctionnée d’un penalty (33e) et un excellent Trémoulinas, certainement auteur de la meilleure partie défensive de sa jeune carrière. Même l’opposition de Robben, en seconde période, ne l’a pas fait douter.

Carrasso décisif
Ce bon bloc en place, Les armes offensives pouvaient entrer en jeu. Et comme d’habitude, pour la cinquième fois de rang sur la scène européenne, la clé se situait au niveau des coups de pieds arrêtés. Après deux corners mal assurés par Gourcuff, Wendel envoya un coup-franc dans la surface. Gourcuff se débarrassa de son garde du corps Van Bommel, pour une fois peu vigoureux, et de la tête ouvrit le score, avec l’aide d’un Butt peu inspiré (41e). Mener à la mi-temps était bien payé mais les Girondins étaient virtuellement en huitièmes de finale, sans avoir réellement souffert. Et le second acte confirma que Bordeaux a grandi. A part quelques imprécisions défensives, le Bayern ne se créa pas d’occasions. Louis Van Gaal, changeait de schéma tactique à trois reprises mais rien n’y faisait. Ni Robben et ses passements de jambes ni Gomez, une nouvelle fois décevant lors de son entrée en jeu. Laurent Blanc se paya même le luxe d’offrir à Ludovic Sané ses premières minutes en professionnel, au sein de l’Allianz Arena. Une preuve de sérénité qui accompagne les Bordelais depuis le match aller. Une sérénité décriée quand Laurent Blanc, au soir de ce succès déclara que « les grands clubs n’ont pas forcément de grandes équipes », ou lorsque les femmes ou compagnes de joueurs furent emmenées à Munich, un cas singulier dans le football européen, ou même quand le technicien bordelais pointait du doigt le manque de sérénité des bavarois, la veille du match. Pour preuve de cette sérénité qui frise l’arrogance, dans les derniers instants, lors d’un énième dégagement aérien de Fernando, Marouane Chamakh déposa son garde du corps, Badsturber, pour devancer un Butt trop cour dans sa sortie. Le marocain d’un plat du pied plein d’application marqua son premier but en ligue des champions (90e+1).
Une délivrance personnelle qui allait de paire avec un moment de liesse sur la pelouse et dans la tribune réservée aux visiteurs. Pour le reste du stade, les sifflets laissaient place à un silence accompagné de départs massifs. Le résultat était définitif avec un sentiment fort, si le grand club est munichois, la grande équipe est bordelaise, et elle poursuivra sa campagne européenne avec les grands, en février, une première depuis 1999 et mieux un retour aux huitièmes de finale de la C1 non disputés depuis vingt ans par le club au scapulaire.
Le résumé du match :






mardi 6 octobre 2009

Un premier cinquième prometteur

La Ligue 1 marque une pause, trêve internationale oblige. Le moment parfait, après huit journées, de faire un petite photographie instantanée des forces et des faiblesses en présence. Ainsi les gros sont là. Lyon et Bordeaux sont affûtés et sont partis sur des rythmes de champions. Derrière Marseille n'est pas prêt et ne semble pas progresser. Après un bon début, l'arrivée de Lucho, attendu comme le messie, n'a réglé en rien les problèmes des olympiens dans le jeu. Pis, ils laissent partir doucement l'OL et les Girondins et la défense tant moquée l'an dernier, coule à mesure que les matches passent. Diawara et Heinze ne sont pas (encore?) complémentaires et les lateraux de faibles soutient offensifs. Paris après un bon début marque le pas, la faute à la blessure d'Erding à l'inconstance de Sessegnon et au retour discret de Hoarau. Rennes pourrait être le trublion mais la défaite à Bordeaux enchaînée au revers contre Auxerre laisse planer un doute.
En revanche, Montpellier et Lorient sont les bonnes surprises. Les premiers profitent d'un calendrier plutôt abordable et d'un effet de surprise réservé aux promus. De plus, l'équipe est bien rodée, surfant sur la dynamique de la montée. Les jeunes révélés par Courbis ont été bonifiés par Girard avec des vieux briscards et Costa en chef d'orchestre qui semble encore plus fort en L1 qu'en L2. Lorient l'un des plus beaux jeu du championnat étonne. Pillés en juillet (Ciani, Abriel, Jallet) et recrutant sur le tard de façon peu clinquante (Monterrubio, Koscielny, Ducasse, Sosa...) les merlus restent sur la dynamique des deux saisons passées avec Christian Gourcuff, l'un des techniciens les plus sous évalués et sous médiatisés de Ligue 1.
En bas, Grenoble, avec zéro point, semble déjà condamné alors que Le Mans, Toulouse, Lille, Lens ou Nice pourraient vivre une saison difficile.

Mon équipe type après 8 journées :
Lloris - Fanni, Spahic, Koscielny, Trémoulinas - Diarra - Costa, Gourcuff, Be. Cheyrou - Gomis, Niang.
Remp. : Douchez, Marchal, Cissokho, Leroy, Nenê, Park, Lisandro.
Entr.: Gourcuff.


Le but du début de saison:



L'une des plus belles actions de ce début de saison


Gourcuff Chamakh action de l'année !! Le nouveau Zidane!!H-D
envoyé par playmedia. - Foot, rugby, surf et encore plus de sports en vidéo.



Le classement en terme de jeu et pronostic pour la fin de saison

dimanche 7 juin 2009

Vive les vacances



La pluie de Gerland a amené un soulagement pour le groupe France. Ça y est c'est les vacances. Sur les terrains depuis Août, certains joueurs ont marqué la saison internationale, d'autres ont déçu.

Du coté des bons élèves, le premier d'entre tous est certainement Yoann Gourcuff. Sans cape internationale en début d'exercice, le nouveau Champion de France a survolé la saison. Trois titres avec son club, il a, d'une frappe de 30 mètres, sauvé la place du sélectionneur, lors de Roumanie-France (2-2). Sa seule réalisation, accompagnée se 4 passes. Pas mal pour le seul joueur avec Benzema a avoir pris par à toutes les joutes internationales.
Outre le neo-bleu, les valeurs sures Henry et Ribery ont effectué une belle saison. Le tout nouveau champion d'Europe est revenu en forme, alors que Ribery fut un des moteurs de la France. De même Toulalan du fait des blessures récurrentes de Vieira et du retrait de Makelele à trouvé sa place.
Coté révélation André-Pierre Gignac a éclaircie la fin de saison internationale avec sa fraîcheur.

En revanche certains n'ont pas apporté ce dont leur statut laissait présager. Karim Benzema à mesure que la saison avancé, s'est perdu. Un temps de jeu en baisse et un moral en berne, le Lyonnais a vécu une saison difficile. Son penalty devant la Turquie lui permet de clore la saison sur une bonne note. A un degré moindre Philippe Mexes a déçu. Avec le retrait de Thuram, la voix royale lui était offerte. Les mots ayant entraîné des maux avec Raymond Domenech semblaient au second plan. Seulement 90 minutes cauchemardesques en Autriche auront suffit à relégué le Romain derrière Abidal, Escudé, Squillaci voir Boumsong. Du travail reste à faire pour Mexès.

Pour les autres, leur bilan ressemble aux performances de l' équipe, mitigé. Mandanda souffre en Bleu alors que Lloris fut serein lors de ses deux capes. Fanni et Sagna ne se sont pas imposés à droite, comme Evra à gauche, moins tranchant qu'en club. Les Diarra n'arrivent pas à rééditer leurs performances entrevues en club. Nasri a souffert de l'éclosion de Gourcuff alors que Govou a subit un pépin physique. Malouda après avoir échangé quelques amabilités avec le sélectionneur fut banni jusqu'à son retour en forme à Chelsea, conduisant à une possible rédemption. Devant Sinama Pongolle, Savidan, Ben Arfa, Luyindula et Remy n'ont fait que passer, souvent avant de disparaître.