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| Kevin Gameiro n'a pas réussi à passer la défense bordelaise, dimanche soir, ici Sané et Chalmé. |
lundi 7 novembre 2011
Paris stagne... au sommet
lundi 24 octobre 2011
Et si Bordeaux était à sa place?
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| Chamakh, Gourcuff et Cavenaghi le trio offensif du titre de 2009, ont été remplacé par Modeste, Ben Khalfallah et Diabaté... |
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| Maillot souillé, honneur bafoué. Sauvez le FCGB ou dégagez, tel est le dernier message de protestation des supporters girondins, samedi. |
Car c’est connu, le marché d’hiver est plus cher. Les bons joueurs son installés dans leurs clubs et les autres, à court de forme et de confiance n’ont pas forcément le profil pour lutter pour le maintien. Il faut des cadres, des battants autant que de bons joueurs. Un latéral ? Pourquoi pas Jeunechamp. On plaisante bien sûr. Sauf que si Bordeaux prend des cartons (21 jaunes et 3 rouges), elle manque de caractère, comme l'atteste son incapacité à conserver un score. Si les matches s'arrêtaient à la mi-temps, Bordeaux serait septième. Mais ils durent 94 minutes et Bordeaux est dix-huitième, avec une seule victoire arrachée avec chance à Valenciennes (2-1, le 27 août), en plus. Costa, Smertin, Jemmali, Jurietti, Fernando voire Diarra ces dernières années étaient ces cadres prêts à insuffler l’envie de se battre aux autres. Même Plasil s’efface, après avoir forcé sa nature. Il parle moins sur le terrain, est moins décisif, comme résigné par tant d’efforts inutiles depuis des mois. La résignation. Le mal qui peut être fatal aux Girondins. Il reste 27 matches. C’est largement suffisant pour se sauver et même terminer au milieu d’un Championnat très moyen où Dijon, Ajaccio, Brest, Valenciennes, Nancy, Evian, Nice et Caen n'ont pas beaucoup plus de talents que Bordeaux. Sauf que le maintien est dans les gènes de ces équipes et de leurs joueurs. Ils ne pensent qu'à cela depuis début juillet. Or il ne l’était pas dans ceux de Nantes, Lens ou Monaco. Et il n’est pas à Bordeaux qui parlait encore d'Europe cet été...
mardi 11 octobre 2011
Seule la qualification est belle
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| Inexistant en première période, Samir Nasri s'est réveillé dans la dernière demi heure et a qualifié les Bleus en obtenant et marquant un penalty. (photo Eq) |
Ce mardi soir, les Tricolores n’ont réellement inquiété les Bosniens que sur des coups de pied arrêtés et des contres en fin de match emmenés par des accélérations impressionnantes de Ménez, lorsqu'il était à gauche. Par contre, la fébrilité affichée lors du premier acte pose des questions sur ce groupe en construction depuis 14 mois. Alors qu'une défaite n'était pas éliminatoire, les Tricolores étaient comme inhibés par la peur d'un fiasco. Pourtant, le sélectionneur avait rappelé dans la semaine que ces jeunes gens n'étaient pas en âge, pour la plupart, de se souvenir du fameux France - Bulgarie de 1993.
Les Bleus dépassés au milieu
Sans les ratés de Dzeko (18e, 24e), les mauvais choix de Lulic et les arrêts du toujours bon Lloris, l’histoire de la course à la qualification aurait pu se poursuivre pour un mois encore. Rami, coupable d’avoir parlé avant, en traitant Pjanic de "pleureuse", a constamment été dépassé par l'avant-centre bosnien. Et sur le but, il se fait effacer en un mouvement avant que l’attaquant ne déclenche une frappe pure (40e). Un vingtième but en quarante sélections pour le grand Dzeko qui qualifiait les hommes de Safet Susic.
Le principal souci de la France aura été au milieu où Pjanic, Medunjanin, Mismimovic et Rahimic ont régné. Pourtant, Blanc avait opté pour un retour à un milieu à trois entre 4-2-3-1 et 4-3-3 avec M'vila, Cabaye et Nasri dans des positions variables. Partout parfois, nulle part souvent. Mais, privé de Diaby, une énième fois en phase de reprise et ayant laissé sur le banc Diarra, qui n'est plus que l'ombre de la sentinelle indispensable qu'il fut lors d'un passé assez lointain désormais, il n'avait pas les armes pour imposer un impact physique si important dans le succès de la France en Bosnie (le 7 septembre 2010, 0-2). Blanc avait donc choisi d'autres profils à la récupération, plus joueurs. Sans doute parce qu'il ne pensait pas être autant dominé par des joueurs encore plus joueurs, justement, puisque Susic avait aligné une formation offensive dès le coup d'envoi.
Même après la pause, les Bleus peinaient à sortir de cette léthargie collective. Finalement, le double changement à l’heure de jeu allait lancer cette équipe. Comme face à l’Albanie (3-0), quatre jours plus tôt, Marvin Martin a été intéressant lors de son entrée en jeu. Il fait partie de ces individualités qui devraient être testées lors des trois parties amicales qui vont s’enchaîner entre novembre (les USA sont évoqués pour l’un des deux matches) et février (contre l’Allemagne). Comme Ménez, Debuchy, Gameiro ou Rémy, sur un côté où il est tellement plus à l'aise que dans l'axe. Nasri s'est réveillé aussi et a pris les responsabilités propices à un cadre technique et mental, en obtenant et en tirant le penalty. Son troisième but en bleu, en 27 sélections, seulement. Gameiro aurait même pu faire gagner la France mais il était un peu court pour reprendre un centre de Ménez (87e) et ne cadrait pas sa frappe devant le très bon gardien bosnien entré après la pause, Begovic (88e). Comme Spahic aurait pu obtenir un penalty pour avoir été ceinturé (84e).
Ah, au fait, les Bleus en sont à quinze matches sans défaite et devraient aller à l’Euro avec Mexès, Benzema et, espérons-le, quelques certitudes engrangées d’ici là. D'autant que le quatrième chapeau leur est promis lors du tirage au sort (si le Portugal et la Croatie passent les barrages). Celui des "petits". Oui, des petits comme M'vila, Rami, Rémy, Ménez, Cabaye, voire Réveillère, tous titulaires avec moins de 15 sélections avant cette "finale", mais qui ne demandent qu'à grandir ensemble.
vendredi 7 octobre 2011
En pole position
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| Saint-Denis (stade de France). Nasri, Malouda, M'vila et Evra félicitent Rémy auteur du deuxième but français. |
7e: Après une belle attaque en triangle, Gomis est lancé par Nasri plein axe. L'attaquant tente de piquer son ballon et lober Ujkani mais il ne cadre pas.
11e: Rémy s'échappe sur le côté droit et centre vers Gomis, trop court. Malouda reprend de volée du gauche et trouve le chemin des filets. Le tir est légèrement dévié par Daliku. 1-0
25e: Corner côté gauche tiré par Cabaye. Rami plus prompt qu'Ujkani, place sa tête des 5,50 mètres mais expédie le cuir à quelques centimètres des montants.
38e: Nasri perfore et fixe la défense puis lance Rémy dans l'intervalle. L'attaquant frappe de l'intérieur du droit vers le petit filet opposé. Ujkani aide le Marseillais en déviant le ballon dans ses propres filets d'une Madjer ! 2-0
40e: Suite à un arrêt de Lloris, sur une frappe de Lika, l'Albanie obtient un corner. Duro le tire au premier poteau. Lila ne parvient pas à reprendre de la tête et Lloris s'empare, avec un peu de chance, du ballon.
62e: Nasri chercher Gomis dans la surface d'une superbe passe lobée. L'attaquant essaye de reprendre l'offrande en pivot et de volée du gauche mais manque le cuir. Ujkeni s'empare du ballon.
66e: Suite à une belle séquence collective, Martin lance Réveillère dans le dos de la défense. Le latéral reprend de l'intérieur du gauche en direction du premier poteau. Le tir effleure le poteau et finit sa course au fond des filets ! 3-0
lundi 3 octobre 2011
Paris prend la tête
Ce dimanche soir, le PSG a tranché la question
de l’égalité absolue entre lui et l’Olympique Lyonnais ; co-leaders du
Championnat avec des parcours identiques (5 victoires, 2 nuls et 1 défaite) et
les mêmes nombres de buts marqués (14) et encaissés (7). On a d’abord pensé que
le trône de la Ligue 1 resterait partagé. Parce que la différence entre les
deux formations fut infime lors d’une agréable première période. Deux équipes
préférant la contre-attaque à l’attaque placée et aimant s’illustrer par des
raids solitaires de leurs solistes favoris (Bastos, Pastore et Ménez
principalement). Les occasions se succédaient, sans que l’une des deux
formations ne réussisse à prendre le dessus. mardi 6 septembre 2011
Un point et c'est tout
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| Bucarest, National Arena, le 6 septembre Laurent Blanc avait choisi de laisser Ribéry à gauche et d'envoyer Malouda sur le banc. Sans réussite puisque ses Bleus ont concédé le nul avec la Roumanie. |
Avec ce match nul ramené de Bucarest, les Bleus de Laurent Blanc ajoutent une treizième perle à leur collier d’invincibilité. La seule « bonne nouvelle » de la soirée. Car là, contrairement à vendredi dernier, le sélectionneur ne pourra pas rétorquer « rassurez-moi, on a gagné ? ». Un succès en Albanie (1-2) ayant perdu un peu plus de prestige encore avec la défaite de l’équipe de Lorik Cana au Luxembourg (2-1, ce mardi soir). Néanmoins, l’objectif public était de ramener au moins quatre points de ce double déplacement. La mission est remplie, donc. Celle d’assurer les barrages, non. Car les Roumains sont à cinq points des Bleus, à deux journées de la fin des éliminatoires. La réception de l’Albanie, le 7 octobre, devrait permettre, à minima, d’obtenir ce petit point manquant.
Pendant que l’Allemagne, l’Italie et l’Espagne sont déjà en Ukraine et en Pologne - alors que les Pays-Bas et l’Angleterre y sont quasiment - la France est partie pour souffrir jusqu’au bout. Comme d’habitude, en fait, puisque depuis 1995, elle ne s’est qualifiée avant l’ultime journée que pour l’Euro 2004. Mais depuis 1995, elle s’est toujours qualifiée.
Pas une occasion française
Un match nul face à une Roumanie sur le déclin, privée de Mutu et Chivu notamment, qui n’est pas un si mauvais résultat puisque jamais les Bleus n’ont inquiété Tatarusanu. Alors que Lloris a dû sortir deux parades en première période, sur deux coups francs et autant d'abandons de sa défense (5e, 28e). Le gardien lyonnais porteur du brassard pour la deuxième fois de l’ère Blanc. Car Alou Diarra, qui alterne entre le banc et le capitanat, faisait partie des cinq joueurs écartés de l’équipe de départ après la victoire en Albanie (1), pourtant convaincante selon les dires des Tricolores. La réelle modification apportée par le sélectionneur concernait l’animation offensive.
Pas dans l'animation puisque le 4-2-3-1 était conservé, alors que le 4-3-3 était attendu. Le virage à 90 degrés touchait les hommes. Florent Malouda, omniprésent lors des rencontres qui comptent (titulaire lors des sept premiers matches), et Samir Nasri, rapidement proclamé meneur de jeu indiscutable avant de décevoir d'être critiqué et de se rebeller, étaient ainsi invités à regarder Ribéry à gauche, Valbuena à droite et Martin dans le cœur du jeu. Des changements qui n’ont rien apporté. Ce très jeune et inexpérimenté milieu de terrain (M’Vila, Cabaye et Martin totalisaient 19 sélections au coup d’envoi) n’a jamais réussi à mettre le jeu français dans le bon sens. Pas plus que les ailiers. Ribéry a une nouvelle fois déçu, n'apportant le danger que sur un geste de classe (66e), alors que Valbuena, préféré à Rémy (pendant que Gameiro était en tribune), a été transparent.
Même Adil Rami de retour en défense centrale a été coupable de moments d’égarements inquiétants et souvent colmatés par Eric Abidal. Le Barcelonais, positionné dans l'axe pour la troisième partie consécutive, étant une des rares satisfactions de la soirée avec les deux seules certitudes bleues depuis des mois : Hugo Lloris et Karim Benzema, trop isolé ce mardi et décidément le seul atout d'une formation incapable de marquer sans son apport (1 but et 2 passes décisives sur les 3 buts de la France cette saison). Un gardien et un avant-centre comme deux piliers d’une reconstruction qui semble à l’arrêt en ce début de saison.
Une preuve, parmi d’autres, que les Bleus manquent cruellement de certitudes. Et à force de ne plus avancer, cette équipe de France va finir par reculer. Attention à ne pas revenir en 1993, tout de même.
28e : Nicolita tire le coup franc depuis les 25 mètres. Lloris va chercher la balle sous sa transversale.
63e : Benzema perd le ballon à l'entrée de la surface en initiant un une deux mais les Bleus sont au pressing et cela profite à Cabaye qui jaillit aux vingt mètres pour frapper. La balle s’envole. C'est la première frappe dangereuse française.
66e : Les Bleus poussent et obtiennent un nouveau corner. Ce dernier est tiré à deux. La défense intervient mais le ballon revient sur Sagna qui le glisse à Ribéry. L’ailier gauche, dans le coin droit de la surface, réalise une talonnade et frappe. Mais le cuir passe devant le but et va mourir en six mètres.
71e : Sagna oublie Stancu sur un centre venant de la gauche. Le Roumain centre de volée pour Marica qui est repris in extremis par Abidal.
77e : Marica prend Abidal de vitesse et accélère le long de la touche. Il centre fort devant le but pour Stancu dont le tacle n’est pas cadré.
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| Bucarest, National Arena, le 6 septembre. Yann M'Vila tacle Costin Lazar et arrache une nouvelle bande de la toute neuve et déjà dégradée pelouse roumaine. |
«Etes-vous déçu par le résultat ?
Oui, dans la mesure où on prépare toujours les matches pour les gagner et quand on n'y arrive pas on est déçu. Je suis encore plus déçu au vu de la physionomie du match, même si on ne s'est pas créé beaucoup d'occasions de but. Le nul est le minimum qu'on pouvait prendre ce soir.
Voyez-vous ce match contre la Bosnie comme une finale ?
Oui, on l'avait plus ou moins préparé. On pensait que les deux matches à domicile seraient décisifs, ce sera le cas. On a un petit avantage car on est quand même premier au classement avec un point d'avance sur la Bosnie et on reçoit lors des deux derniers matches. C'est plus envisageable de gagner à domicile qu'à l'extérieur. On a vu ce soir que c'était difficile de gagner à l'extérieur.
Vous avez en tout cas quasiment l'assurance d'être au moins barragiste...
C'est vrai qu'on prend un point de plus. On avait l'ambition de prendre six points à l'extérieur et c'est quand même très ambitieux. On sait très bien que ce n'est jamais facile à l'extérieur, surtout dans un stade neuf et 55 000 Roumains qui poussent leur équipe. J'ai vu une équipe de France dominer les Roumains mais malheureusement le terrain ne nous a pas favorisés. Je ne dis pas que la pelouse est la faute de tout mais sur certaines actions, elle nous a plus gênés que l'équipe de Roumanie.
«Il faut prendre des décisions»
Etes-vous satisfait des changements effectués dans l'équipe-type ?
Sur deux matches, avec l'effectif de 23 joueurs, il est normal quand on n'est pas satisfait des joueurs de pouvoir en changer. On avait décidé d'avoir la maîtrise du jeu et il fallait avoir des joueurs capables techniquement d'avoir cette maîtrise. Au niveau de la maîtrise, il n'y a pas eu photo entre la France et la Roumanie. Les Roumains ont couru après le ballon et n'ont que défendu, mais ils nous a manqué un petit truc devant pour marquer un but. Ce soir, ce qui nous manque, c'est de marquer un but.
Mettre Samir Nasri et Florent Malouda sur le banc, ce sont des choix forts...
Ce sont des choix. C'est le travail du sélectionneur de faire la meilleure équipe possible. Quand il fait des changements, c'est pour donner une chance à certains et amener de l'émulation au niveau de la concurrence dans le groupe. Je n'avais rien dit mais je n'en pensais pas moins. Il y a des joueurs qui ont démontré ce soir qu'ils pouvaient prétendre à une place de titulaire en équipe de France.
Etait-ce un gros risque ?
Si prendre une décision, c'est prendre un risque, on ne fait pus rien et on espère, on espère. Il faut prendre des décisions, elles ne sont pas faciles à prendre. Cela a été des choix difficiles mais c'est le rôle du sélectionneur de faire ces choix, mais il faut les faire si on veut créer ce qu'on veut créer en équipe de France.
Etes-vous prêt à reconduire cette équipe sur une bonne pelouse ?
J'aurais aimé voir cette équipe sur une bonne pelouse. Mais la vérité de ce soir ne sera peut-être pas celle du mois d'octobre, avec toutes les échéances qui attendent les joueurs avec leurs clubs, la Ligue des champions etc. Il y aura certainement, et malheureusement, des blessures, d'autres peut-être reviendront, j'en doute mais on sera attentifs. Le groupe ne sera pas identique mais sera à peu près le même que celui présent sur les deux derniers matches.»
(AFP)
dimanche 19 juin 2011
Les nouveaux maillots de la Ligue 1
Marseille

PSG extérieur

samedi 28 mai 2011
Légendaire
LionelMessi est le meilleur joueur du monde. Ce n’est pas nouveau, certes, mais c’est juste magnifique pour le football. Ce petit jeune homme discret, jovial et travailleur ne cesse de repousser un peu plus haut le baromètre de sa légende, alors qu’il n’a que 23 ans. Pour la troisième saison de rang, il termine meilleur marqueur de la Ligue des Champions (12 buts). Et pour la troisième année consécutive, il devrait recevoir le Fifa Ballon d’Or en décembre prochain. Ce samedi, il a livré une prestation exceptionnelle. Encore une, lors d’une rencontre importante. Toujours en mouvement par ses appels fuyants, Messi, via ses accélérations et ses passes, a noyé Manchester United, comme ce fut le cas pour le Real Madrid en demi-finale. Il ne lui manque que quelques fulgurances en sélection pour épaissir, encore plus, la trace maximale qu’il est en train de poser dans l’histoire du football. La Copa America cet été sera une belle opportunité. Un tir cadré pour Manchester, douze pour Barcelone
fébrile. Une stratégie ne se limitant pas à cette séquence de la partie. Et puis, il y eut ces trente secondes bien plus dérangeantes. Alors que le Barça était en plein récital, Abidal, auteur d’un match très solide, laissa une balle sortir en touche dans ses vingt mètres. S’en suivit une touche sans conviction du latéral français, préféré à Puyol à gauche, vers des barcelonais peu concernés par le cuir. Rooney, lui, l’était. Il accéléra, servit Giggs, à l’entrée de la surface et légèrement hors-jeu, qui lui remit à vingt mètres. L’Anglais arma et égalisa sur la première et même la seule occasion de Manchester (1-1, 33e). Ce qui, au fond, ne changea pas grand-chose.Même la mi-temps ne dérégla pas Barcelone. Venu de la droite pour son énième débordement, Alves tenta une frappe alors que Pedro attendait en retrait (52e). Presque dans la foulée, Iniesta servit Messi. L’Argentin accéléra, comme toujours, et d’une frappe sèche à vingt mètres surprit Van der Sar (54e). Un but magnifique, le 53e de sa saison. Et le premier en Angleterre de sa carrière. Prouvant qu’aucune statistique ne l’arrête. Comme pour les défenseurs, en fait. Il aurait même pu signer un doublé sans un réflexe de Van der Sar (63e) et une talonnade imprécise (65e). Alors, Villa a terminé le travail d’un lob de l’extérieur de la surface à la suite d’un nouveau déboulé de Messi et d’une passe en retrait de Busquets. Van der Sar ne put rien y faire. Une triste fin, à 40 ans, ne récompensant pas une carrière remarquable.

C'était une bonne équipe avant le match. On s'est bien préparés, on a joué comme on pouvait. Mais avec leurs passes, ils vous laissent atones, ce n'est pas nouveau. Quand on a quelqu'un comme Rooney, j'attendais quelque chose de mieux en deuxième période, mais c'est comme ça. On a fait notre jeu habituel mais on n'a pas assez dominé le milieu pour l'emporter. Jouer contre le Barça n'est pas facile, mais c'est un défi, et il faut affronter les défis, pas les fuir. Nous sommes à chaque fois meilleurs, c'est une sorte de trampoline, on avait progressé déjà après le 4-0 (encaissé au Camp Nou en 1994, ndlr). On s'améliorera la saison prochaine, et c'est un défi pour tout le monde, pas seulement Manchester. Mais être vice-champions ne nous console pas ; avec notre histoire, nous voulons être les meilleurs.
Les grandes équipes ont des cycles, le leur est le meilleur en Europe actuellement, il n'y a pas de doute. Combien de temps cela va-t-il durer, vont-ils pouvoir continuer avec la même philosophie, on ne le sait pas... Ils pourront trouver encore des joueurs comme Xavi et Messi, ou peut-être pas. C'est la meilleure équipe que j'aie vue, et tout le monde le reconnaît, et je l'accepte. Ce n'est pas facile de subir cette défaite, personne ne nous avait donné une telle raclée, et ils savourent leur jeu.
Pourquoi Berbatov ne figurait-il pas sur la feuille de match ?
C'était une décision difficile de choisir l'équipe, il s'agissait de se concentrer sur le milieu, où le Barça domine. Je devais choisir entre Owen et Berbatov, et j'ai pensé que si on a besoin de quelqu'un pour marquer dans les dernières minutes, Owen a de l'expérience, et je l'ai choisi». (AFP)
lundi 9 mai 2011
La bassesse à son paroxysme

Les joueurs de Bordeaux ont eu gain de cause, Jean Tigana est parti. Mais leur comportement a été honteux.
Alors qu’il entraînait Bordeaux, Laurent Blanc avait coutume de dire que l’expérience ne s’achetait pas en magasin. La dignité non plus. Car les joueurs de Bordeaux, depuis des mois, font preuve d’une immoralité incroyable. Depuis l’arrivée de Jean Tigana, une partie du vestiaire s’est progressivement éloignée de l’ancien milieu international. Dès sa prise de fonction, il avait instauré des méthodes dures pour essayer de réveiller un groupe traumatisé par une fin de saison cauchemardesque. Mais en demandant aux internationaux (Planus, Carrasso, Gourcuff et Diarra) de revenir dès le 15 juillet et non à partir du 20 comme dans les autres clubs, en intégrant des amendes temporelles pour sanctionner les retards (le joueur devait arriver en avance le lendemain), en arrêtant de fêter les anniversaires dans le vestiaire, il a froissé les ego. Surtout, en venant seul, il s’est privé d’un soutien inconditionnel dans le vestiaire. Pire, en acceptant Michel Pavon comme adjoint, il a fait l’inverse. Pavon aime le club, c’est incontestable. Mais il a entraîné les Girondins de 2003 à 2005, les plongeant au bord de la relégation, et avait la fonction de directeur sportif depuis. Il côtoie les joueurs depuis des années. Il est ami et sort avec les barons du vestiaire que sont Planus, Ramé, Chalmé, notamment.
Du coup, au lieu de rapprocher les joueurs de Tigana, Pavon a écouté leurs doléances et les a acquiescées. Isolé, le champion d’Europe 1984 s’est entêté dans la mauvaise direction, jusqu’à consommer la fracture avec un groupe qui ne voulait plus de lui. D'ailleurs, Tigana a sa part de responsabilité. Il n'a jamais clairement établie son plan de jeu. Il voulait un bloc équipe plus bas mais avait-il les joueurs pour évoluer en contre. Et puis, sur la fin, il semblait perdu. Aligner quatre grands physiques (Diarra, Sané, Savic et Ciani) dans l'axe défensif face à des techniciens comme Martin, Boudebouz ou Maurice-Belay n'est pas une inspiration divine. Comme changer trois fois de charnière centrale, quatre fois de paire de récupérateurs et deux fois de la latéral droit durant la rencontre. Pour finir avec Chalmé milieu axe gauche...
Des erreurs des deux côtés
Seulement, plutôt que d’aller voir le président Jean-Louis Triaud, pour expliquer les problèmes et ainsi essayer de les résoudre, le groupe a lâché Tigana. Plusieurs fois. A Angers en coupe de France (1-0, le 22 janvier), à Lorient (5-1, le 19 février) en championnat et enfin face à Sochaux (0-4), ce samedi, devant son propre public. Avec à chaque fois les mêmes symptômes. Une défense bien trop haute qui joue très mal le hors-jeu, un pressing inexistant, des retours en marchant. Et même des haussements de voix de la part de Ciani lorsque son entraîneur le sort à la 35e minute et que Sochaux mène déjà 4-0. En fait, tous ne sont pas à blâmer au même niveau. Plasil, malgré un désaccord de fond avec son entraîneur s’est toujours battu. Lui court, tacle, frappe. Contre Sochaux, comme un symbole, il a signé la seule frappe dangereuse, pleine de hargne, après deux contres favorables. C’était en seconde période, après avoir disjoncté dans le vestiaire à la pause contre ses coéquipiers. Il y a aussi Carrasso qui « n’en peut plus » comme il l’a dit en plein match samedi. À Lorient, il avait été expulsé en fin de partie après en avoir pris cinq à bout portant. Cette fois, les quatre buts encaissés en 20 minutes ont valu une sortie très aléatoire dans les pieds de Boudebouz. Des actes de détresse à chaque fois.
Ces deux garçons méritent clairement de ne plus jouer à Bordeaux la saison prochaine. Ils méritent beaucoup mieux. Et dire qu’ils n’ont même pas un titre de champion de France dans leur palmarès. Qu’ils sont venus lorsque le club était au sommet pour franchir un cap dans leur carrière… Les autres, les champions de France 2009 (plus Ciani) ne méritent pas plus de rester. Mais pour d’autres raisons. Ils sont très grassement payés pour taper dans un ballon. C’est démagogique, mais une semaine à l’usine de Ford à Blanquefort leur ferait le plus grand bien. Car on n’a pas le droit de galvauder à ce point l’image d’une entreprise vieille de 130 ans.
Mais ils ont gagné, pour l’instant. Le virage sud s’est vidé à la 35e minute après avoir scandé « ridicule » alors que le reste du public applaudissait les enchaînements des Sochaliens et les ratés successifs de Modeste. Déjà contre Auxerre, après le fiasco lorientais, le public avait sorti des banderoles (pour voir les joueurs transpirer, rendez-vous sur les quais) et une grève avait été programmée en début de match. Face à Arles, des « on se fait chier » avaient été scandés. Mais ils ont gagné, Tigana est parti. Et ce n’est pas totalement de leur faute en plus. Non, il a fallu que sa fille se fasse agresser verbalement par des « supporters » pour que le coach jette l’éponge. Le putsch programmé au moment où Tigana venait d’être conforté dans son rôle pour la saison prochaine par l’actionnaire n’a, en lui même, pas suffi. Même pour ça, les joueurs n’ont pas de talent.
Tout à reconstruire
Désormais, ils sont en première ligne. Il reste quatre matches et plus rien à jouer. Certains voudront partir, mais qui voudra d’eux. Alou Diarra a fait une saison indigne de son rang. Sur ses prestations, il ne devrait pas être en équipe de France. Mais il en est le capitaine et Paris le veut au moment où Nicolas de Tavernost, le président de M6, vient de le recadrer pour la deuxième fois (dans Sud Ouest : « ce n’est pas moi qui ai pris un carton rouge », renvoyant aux six matches de suspension). Car oui, pour Diarra, Bordeaux est à sa place et n’a pas l’effectif pour viser le podium. Mieux, la défaite contre Sochaux est "normale". Pourtant, face aux cinq premiers, ils ne comptent qu’une défaite (à Marseille), six nuls (Lille deux fois, Rennes deux fois, à Lyon, Marseille) et deux victoires (Lyon, à Paris). Pas mal pour une équipe si moyenne.
Trémoulinas, annoncé à Dortmund, a enchaîne les erreurs défensives. Ciani a parfois approché le néant (à Marseille et lors de chaque naufrage prémédité notamment). Et les autres, ils veulent rester. Presque tous ont prolongé avec des conditions avantageuses leur contrat il y a un an. Parmi eux, Chalmé et Planus ont clamé leur envie de finir leur carrière en Gironde. Seulement, Chalmé n’est que l’ombre d’un footballeur professionnel. Il est constamment en retard, n’apporte presque rien offensivement. Planus est souvent blessé et aurait été l’un des meneurs de la fronde anti-Tigana jusqu’à simuler des douleurs au dos pour ne pas aider son coach face à Sochaux. Si c’est vrai, c’est grave. Un des nombreux arguments qui pourraient faire fuir bon nombre de techniciens. Car le futur entraîneur va s’engager dans un chantier béant. Monsieur Fernandez, Garcia, Gillot ou Courbis, bon courage.















